Le gesticulateur précoce Nicolas Sarkozy commence à avoir peur. Très peur même. Les sondages ont beau être bidonné à son avantage il se rend compte que sa présence au second tour n'est pas acquise et que surtout sa victoire au second tour risque de se transformer en bouillon imbuvable.
Le calcul est assez simple. Ce n'est plus un duel, c'est une belotte à 4 ! Ségolène, Bayrou et Le Menhir son en effet plus en forme que prévus. Et l'électorat n'est pas extensible (sauf à Paris pour les municipales au temps de Tiberi, si les souvenirs de Sarkophage sont bons !)
Alors il faut piquer des voix partout ou c'est possible. Après le Karcher pour nettoyer il faut un grand rateau pour ratisser.
Chirac a fait au premier tour de la présidentielle en 2002, 19% des voix. Sarkozy ne fera pas de miracle et aura du mal à gagner 5% de plus. Le danger est donc aussi grand que Sarkozy peut-être petit.
Sarkozy a donc ressorti non la tolérance zéro usée jusqu'à l'os mais l'ordre et l'autorité comme hochet pour les électeurs. Il voulait d'ailleurs il y a pas très longtemps un grand ministère de l'ordre.
Ce qui est cocasse de la part d'un homme entouré de personnes qui s'en moquent royalement ! Faut-il citer Balkany (l'homme qui dit qu'il n'y a pas de pauvres en france pendant une entrevue télévisée) qui veut se faire exonérer de 250 000 euros qu'il doit à sa commune après un détournement ? Faut-il citer Doc Gynéco qui profère des menaces de mort sur une radio ou oublie de payer ses impôts ?
L'ordre et l'autorité c'est très bien pour les caméras de TF1 et l'électeur amnésique ou sarkolatre. Mais pour le français doté d'un cerveau qui fonctionne encore, n'est ce pas le prendre pour un veau ?
Merci à Philippe Tastet