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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 13:50

Le petit Nicolas Sarkozy était dans une profonde ornière. Il buvait la tasse au goulot depuis plusieurs jours. Un Chirac moins sourd que d'habitude, une grande saucisse qui a de nouveau envie de se faire "le nain" (surnom officiel de nono le bigorneau à Matignon).

Il fallait frapper fort, il fallait du solide pour faire passer le bouillon généralisé de l'insécurité en France. Parce que l'agité des bras commence à ne plus trop amuser la gallerie. Les français sont en train de se rendre compte qu'il fonctionne comme Chirac, la Corona en moins.

Le petit Nicolas Sarkozy propose donc de transformer les pandores de tout plumage en Saints de la république, intouchables et immaculés.

Pour ce faire, il veut que "l'agresseur" effronté et inconscient qui s'en prendra aux gallinacées en uniforme ou sans, passe par la chaisse électrique "case assises". Comme le violeur, le braqueur, le découpeur de vieilles dames et l'incendiaire.

C'est marrant ! Nono le bigorneau doit être en fait un peu bipolaire, dans le sens ou un jour il critique à tout rompre un système, un homme, une institution, pour lui confier le lendemain l'avenir de la France.

Outre que cette mesure fleure bon la démagogie législative en période de foutoir électoral généralisé, elle a le mérite de préparer des erreurs judiciaires effroyables.

Imaginez le petit jeune beurré qui s'essuie les pieds sur un uniforme comme cela arrive (malheureusement car il faut le dire le travail de flic n'est pas rose du tout) souvent. Allez hop, dans la même cellule que le terroriste à la bombe ou le dépeceur de mamies. Ca vous forme un homme tout ça et ça lui apprend le respect !

Vous allez voir que bientôt le petit Sarkozy va nous proposer le rétablissement de la peine de mort pour ceux qui sèchent les cours. Au rythme de la surenchère actuelle, cela ne devrait pas tarder.

Ecoutons le parler de l'insécurité de la Police 

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Ecrit par Sarkostique anti sarkozy - dans Grands projets Sarkozyens
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john 24/10/2006 10:21

lundi 23 octobre 2006, 17h16
L'enquête sur l'électrocution de deux jeunes Clichois se poursuit

PARIS (AP) - L'enquête sur les circonstances dans lesquelles deux jeunes de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont été électrocutés sur un site EDF en octobre dernier prendra un tournant décisif dans les prochaines semaines, le magistrat instructeur devant décider si les policiers qui ont poursuivi les adolescents doivent être mis en examen ou pas.

"La première phase d'enquête est terminée", confie Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat des victimes, à l'Associated Press. Au cours de l'année, le juge d'instruction de Bobigny, Olivier Géron, a ainsi procédé à l'audition des victimes et des policiers, organisé un transport sur le lieux et fait effectuer des expertises, notamment sur les bandes radio des policiers.

"La seule question qui reste, c'est de savoir ce qu'ont fait les policiers, ou plutôt ce qu'ils n'ont pas fait en voyant rentrer des jeunes sur le site EDF", insiste Me Mignard. Si le magistrat juge que les fonctionnaires auraient dû venir au secours des adolescents, il devra alors procéder à leur mise en examen.

Le 27 octobre 2005, deux jeunes Clichois, Bouna Traoré et Zyed Benna, étaient morts dans un transformateur EDF en tentant d'échapper à la police. Un troisième, Muhittin Altun, était grièvement blessé par brûlures. Le 3 novembre, le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour "non-assistance à personne en danger".

La mort des deux mineurs avait déclenché les premiers troubles dans les banlieues. Ou plutôt les réactions à ce double décès, car politiques et policiers avaient immédiatement affirmé que les jeunes étaient des délinquants, connus des services de police, qui avaient fui à l'approche d'une patrouille.

Pendant plusieurs jours, policiers et ministère de l'Intérieur avaient contesté l'existence d'une course-poursuite qui s'est achevée aux abords du transformateur EDF.

"Cette communication reste pour moi un sujet de stupéfaction et d'indignation", souligne Me Mignard. "Si on avait été plus honnête, si on n'avait pas jeté l'huile sur le feu, peut-être que les événements qui ont suivi n'auraient pas pris l'ampleur qu'on a connue".

Selon l'avocat, "l'enquête a confirmé ou n'a pas démenti la version des jeunes Clichois". "Il est établi que les policiers ont pris en chasse une dizaine d'enfants, qu'ils ont encerclé le cimetière de Clichy, qu'ils ont vu rentrer quelques jeunes dans le site EDF", affirme-t-il.

Parallèlement à l'enquête pénale, l'avocat a récemment saisi le tribunal administratif de Pontoise (Val d'Oise) pour demander la condamnation de l'Etat pour une faute de service de ses agents et obtenir une indemnisation pour les familles des victimes. AP

der/mw

john 24/10/2006 10:13

lundi 23 octobre 2006, 18h45
Banlieues: des "rebelles sans cause" et pas organisés il y a un an

PARIS (AP) - "La première cause du désespoir dans les quartiers, c'est le trafic de drogue, la loi des bandes, la dictature de la peur", avait asséné l'an passé le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. Un constat que ne partage pas la sociologue Véronique Le Goaziou, qui a co-dirigé avec Laurent Mucchielli l'ouvrage "Quand les banlieues brûlent... Retour sur les émeutes de novembre 2005" (Ed. La Découverte). La très grande majorité des personnes jugées pour avoir pris part aux émeutes de l'an passé accréditent plutôt la thèse de jeunes ayant agi de manière isolée, sans endoctrinement.

Ainsi à Paris, où le phénomène s'est répercuté par contamination et n'a connu qu'un pic dans la nuit du 2 au 3 novembre, les personnes mises en cause, très majoritairement de nationalité française, ont expliqué avoir agi soit par jeu, soit par provocation envers les policiers. Selon l'enquête menée par le parquet de Paris, dont l'Associated Press a eu connaissance, aucune revendication de type identitaire ou aucune trace de manipulation d'organisation n'a été décelée.

Les policiers interrogés évoquent quant à eux "leur inquiétude devant l'existence d'une catégorie de jeunes gens qui n'entretiennent plus de lien structuré avec le corps social et sont capables d'adopter des conduites dépourvues de limites". A Paris, 44% des mineurs jugés étaient déscolarisés.

Même constat en banlieue où la grande majorité des personnes condamnées par la justice lors de ces émeutes étaient des primo-délinquants, c'est-à-dire des personnes qui n'avaient été condamnées par un tribunal.

La colère de ces émeutiers s'est appuyée "sur différentes expériences de la vie ordinaire qui ne sont pas loin de représenter, selon eux, l'humiliation", explique Mme Le Goaziou dans un entretien à l'Associated Press. Humiliations qui prennent la forme de l'échec scolaire, du chômage...

Pourtant, de nombreux hommes politiques à droite n'ont pas hésité à dire que ces jeunes étaient manipulés par des "caïds" de banlieue. "Un thème classique à droite où cette violence ne peut s'expliquer que par la délinquance ou la manipulation", souligne la sociologue. "A leur façon, ces jeunes émeutiers nous envoient pourtant un message de type politique, au sens le plus noble du terme. Ils nous interpellent sur leur place et leur avenir dans la société française", écrit Laurent Mucchielli dans l'ouvrage pré-cité.

Un an après les violences urbaines qui ont secoué la France durant trois semaines, "nous sommes dans un contexte de forte probabilité de déclenchement de nouvelles émeutes", estime par ailleurs Véronique Le Goaziou, puisqu'aucune réponse n'a été apportée aux "rebelles sans cause" qui ont mis en feu les banlieues.

Elle a dit avoir observé un regain de tension entre les jeunes des quartiers et les policiers au point d'évoquer "un point de tension inédit" provoqué en partie par le discours martial du ministre de l'Intérieur.

Les réponses économiques apportées par le gouvernement à l'issue des émeutes de l'automne 2005 ne se mesureront que sur le moyen, voire le long terme. "La situation socio-économique ne va pas changer en douze mois", fait remarquer Véronique Le Goaziou.

"Nous sommes dans une logique de surenchère", assure-t-elle, faisant état du discours martial du ministre de l'Intérieur, avant d'évoquer un "contexte de forte probabilité de déclenchement de nouvelles émeutes", dont le point de départ est toujours lié à la mort d'un jeune d'un quartier à la suite d'une intervention policière.

Ces dernières semaines, la radicalisation des violences entre jeunes et force de l'ordre, qui tombent dans de véritables guets-apens, ne laisse présager rien de bon. "Tous les éléments sont réunis pour que la situation empire", prophétise Véronique Le Goaziou. AP

pas/mw



john 24/10/2006 10:06

lundi 23 octobre 2006, 19h18
Un commissaire de police jugé pour proxénétisme aggravé

AIX-EN-PROVENCE (AP) - L'ancien commissaire de police Michel Carosso, 50 ans, en poste à Carpentras (Vaucluse), a comparu lundi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) pour proxénétisme aggravé.

La justice lui reproche d'avoir joué l'intermédiaire dans une affaire de prostitution liée au monde des clubs échangistes, et d'avoir financé au moins en partie, en 2004, l'un de ces clubs marseillais du quartier des Chartreux, baptisé "l'Xtravancia".

Condamné le 4 mai 2006 à un an de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende par le tribunal de Marseille, il avait fait appel.

Le policier, révoqué depuis le 31 août 2005, a nié farouchement, lundi, avoir tenu un quelconque rôle de proxénète: "je prends le risque de voir ma peine aggravée, mais je suis innocent des faits qui me sont reprochés", a-t-il déclaré à la barre. "Je veux que mon honneur soit restitué pour mes deux enfants", a-t-il insisté, tout en reconnaissant simplement avoir commis "une énorme bêtise sur le plan déontologique".

Son avocate, Myriam Greco, a plaidé la relaxe. L'avocat général, Daniel Cerdet, a réclamé contre lui 18 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende, soit "une peine à la hauteur de l'opprobre sociale qu'a suscité cette affaire".

Contre un autre policier, également poursuivi pour proxénétisme aggravé dans cette affaire, et affecté à la garde du palais de justice de Marseille, il a demandé une peine de 18 mois de prison dont une partie avec sursis, et 2.000 euros d'amende. Un troisième policier, également mis en cause, s'est désisté de son appel.

Les écoutes téléphoniques versées au dossier laissaient apparaître de singulières conversations, où il est question de "tapin" et de "brochettes de grives".

La cour d'appel a mis sa décision en délibéré au 29 novembre. AP

nis/cre/ir



Val 23/10/2006 22:52

Reste à savoir si Ségo est vraiment de gauche...Entre elle qui a des positions pour le moins controversées, et fabius et DSK qui ont été membres du club bilderberg, ça m'inspire pas trop confiance...

Pour les attaques de flics, je pense qu'il faut surtout arrêter de faire des généralités, grande spécialité des médias...Si deux jeunes hommes montent un piège à flics, et qu'ils habitent en banlieue (on dirait presque un autre pays vu comment les gens en parlent...."la banlieue", comme si c'éatit "le bronx", ou je ne sais quoi...) tout de suite, c'est "tous les d'jeuns de banlieue sont des barbares", et c'est vraiment débile !!!
En admettant qu'on veuille les traiter de barbares (et j'ai franchement une autre idée de la barbarie), ça fait quoi : vingt barbares sur plusieurs millions d'habitants ??
C'est come si on traitait tous les parisiens de barbares si un policier se faisait attaquer à Paris ! ca doit bien arriver, non ?

Si la gauche gagne, je pense qu'il faudrait déjà aider les associations qui coulent parce que ce gouvernement de merde a retiré les subventions, et qui elles sont installées dans "les quartiers", et surtout trouver des emplacements pour que les adolescent puissent accéder à des distractions !! Parce que ce qui reiveint tout le temps, c'est que les jeunes s'emmerdent et donc ils finissent par en avoir marre !! Même moi qui suis une privilégiée, quand j'étais au chômage, ça m'arrivait de déprimer à cause du manque d'activité, alors que j'ai des livres, de la musique, un ordi, une bibli à deux pas...Mais à force ça ne remplace pas le travail et gagner des sous...Donc je peux comprendre qu'ils aient la rage....

john 23/10/2006 08:53

@ A mon ami, Tariec, du Gouvernement Alternatif

"(...)...sinon c'est Orange mécanique dans les 5 ans qui viennent !"

Je crains que c'est déjà trop tard et que le trop d'injustice a fait resurgir des sentiments de chacun-pour-soi, on-nous-a-étiqueté-de-barbares-on-va-l'être...

On est dans une impasse...mais je ne crois toujours pas que dans la société actuelle(ou surtout!), la répression serve à quelque chose...
Même si la "gauche" retrouve le pouvoir demain, elle va rencontrer les mêmes problèmes...sans pouvoir y apporter de solution adéquate (sauf maladroite: voir propos de Ségo sur la "militarisation") !

Court Forrest !

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