Sarkophage propose un grand moment de presse française, un instantané de passage de cirage en bonne et due forme. Un condensé de congratulations avec l'air de ne pas y toucher.
Attention nous ne sommes pas loin de l'anthologie !
Sarkophage ne colle pas tout le texte du journal c'est indigeste.
Morceaux choisis de brosse à reluire maniée avec la subtilité d'un mamouth collant un timbre poste. Sont soulignées les phrases et idées dignes d'une biographie dégoulinante de bons sentiments, ou d'un tract en faveur de Sarkozorro, au choix.
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Trente minutes plus tard, Franck Louvrier, le conseiller presse du ministre de l'intérieur, annonce que "la Sorbonne est en train d'être évacuée." Il parle "d'une décision conjointe" avec le premier ministre. Dix minutes passent. Les hôtesses et les stewards tentent de servir les repas dans les allées encombrées. Cette fois, c'est le ministre qui apparaît. Attroupement : "Cela a commencé quand on était dans l'avion", raconte-t-il avant de donner les détails de l'opération. Un collaborateur vient le chercher, il repart en tête de l'avion. Nouvelle tentative des stewards et des hôtesses, vite interrompue. Le ministre revient déjà face aux journalistes : "C'est fini, la Sorbonne est évacuée." Se rêvant à bord d'Air Force One, l'avion des présidents américains, il s'enthousiasme : "C'est formidable maintenant. On est à 10 000 mètres d'altitude et on travaille. On peut travailler de n'importe où."
Durant tout ce voyage, Nicolas Sarkozy s'est efforcé de ne jamais être pris en défaut dans l'exercice de ses fonctions. Une prise d'otages à Sablé-sur-Sarthe ? Il "suspend" sa visite le temps d'organiser une cellule de crise à la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre. La Sorbonne occupée ? On évacue. Les leçons de l'expérience ? Peut-être. En novembre 2005, en déplacement à Nancy, il avait tardé à prendre la vraie mesure de la mort des deux adolescents de Clichy-sous-Bois, qui allait servir de détonateur à la crise des banlieues.
Ministre de l'intérieur jusqu'au bout, il sait que la fonction lui assure encore une bonne part de sa popularité. A la Sorbonne, comme en banlieue, force doit rester à la loi, son image dût-elle en souffrir. En visite à la Réunion en octobre 2005, en plein conflit de la Société nationale Corse- Méditerranée (SNCM), il avait laissé percer sa rancoeur de n'avoir pas été consulté. "J'avais une solution, avait-il grincé, mais on ne me l'a pas demandée."
Dans l'avion qui le ramène des Antilles, il se garde de fanfaronner. Avait-il là aussi une autre solution ? : "Je ne suis pas ministre des affaires sociales, ni premier ministre. Je ne me hisse pas au-dessus de ma condition."
Philippe Ridet - Le Monde du 13.03.2006
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La question qui fâche : ce journaliste a-t-il été recruté par Sarkozy avec la méthode Elkhabach ? Sarkophage est intéressé par la réponse à cette épineuse question.
Autre possibilité : et si les nombreux (parait-il!) nouveaux adhérents de l'UMP étaient les journalistes qui cotoient le président grand chef de tout ? Cela pourrait s'expliquer. Avec son aura il saurait convaincre une souris d'aller tirer sur la queue d'un chat ...
Sarkophage le dit depuis le début : Nicolas Sarkozy est le vrai sauveur de le France, la presse n'arrêtre pas de le répéter. Cela est donc vrai !
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