Le petit Nicolas Sarkozy, toujours en recherche d'un programme, projet, ou d'une bonne blague, a lancé dernièrement, qu'il ne faudrait pas remplacer tous les fonctionnaires partant à la retraite.
Cette proposition a le mérite de plaire à tous ceux qui trouvent que l'état est trop présent et coûte trop cher, c'est d'ailleurs sans doute le but recherché. Heureusement que ces paroles ne sont que des promesses creuses et séduisantes !
En effet, il n'est pas besoin d'être sinistre de quoi que ce soit pour se rendre compte que ses calculs sont démagogiques. En effet supprimer 20 à 25% des fonctionnaires par cette savante proposition cela ne tient pas la route. Remarquez, peut-être qu'au pays de Sarkoland c'est possible, par une savante alchimie dont Sarkophage n'est pas le dépositaire.
Cela représente en gros 1 250 000 postes en France. Or le gouvernement actuel auquel participe le petit Nicolas Sarkozy, en faisant acte de présence sur les photos et devant les caméras, n'a pas réussi à créer d'emplois. Quid de 1 250 000 personnes de plus qui chercheraient un "reclassement" ?
D'autre part, et c'est la question la plus intéressante à laquelle le petit Nicolas Sarkozy ne répondra pas, où supprime-t-il les effectifs ?
Les profs ? : il n'y en a pas assez pour de nombreuses filières, les effectifs sont souvent importants pour les publics qui méritent de travailler en petit nombre. De plus, 40% de ces profs vont partir justement en retraite bientôt. Donc on les remplace par quoi ? Des CRS ? Des Clowns intermittents du spectacle ? Des animateurs de rue ?
Les policiers ? : Comment supprimer des policiers et assurer la lutte contre l'insécurité ? En demandant à chacun un peu plus de civisme ? Comment par exemple avec moins de policiers empêcher un ministre, ou plusieurs de se comporter comme un chauffard ?
Les infirmières et le personnel soignant ? Par des thanatopracteurs ? Des équarisseurs ? Personne ! Et les malades dans les hopitaux il font comment ?
Les corps dont vient de parler Sarkophage représentent les deux tiers des effectifs des fonctionnaires. Le tiers restant, les autres fonctionnaires, sont ceux qui travaillent dans la diplomatie, les impôts etc ...
Résultat, où sont ceux que l'on ne va pas remplacer ? Où sont les 1 250 000 emplois dont la France n'a pas besoin pour faire fonctionner ses services publics ?
Autant de questions auquel le petit Nicolas Sarkozy n'a aucune réponse. Il n'assure pas le service après vente de ses déclarations.
Après il est possible d'imposer au forceps cette mesure et d'encourager chacun à s'auto éduquer, s'auto sanctionner, s'auto soigner. Vaste programme !