Le petit Nicolas Sarkozy accumule les mauvaises nouvelles. Sa campagne présidentielle commence mal, et il le sait.
Sarkophage est content de constater que son côté "moulin à vent" lasse. Mieux, les français commencent à se méfier de ce personnage qui agite les bras dans le gouvernement, mais n'y fait rien d'important.
Cela sent le roussi. Il nous faut donc jeter un maximum d'huile sur le feu pour aider le bûcher à bien s'embraser. Ce sera le retour de l'incendier à l'incendiaire. Puisque les 45 000 voitures brûlées de l'année dernière ne se rappelent pas beaucoup au bon souvenir des médias et journalistes.
Voici l'analyse d'un de ces journaliste, sans doute un peu moins sarkolatre que les autres. Il pointe du doigt les problèmes que rencontre le petit Nicolas Sarkozy dans sa quête du précieux.
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Le navire Sarkozy tangue
NOUVELOBS.COM | 23.06.06 | 09:13
Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur
A PART UNE, le retour de Cécilia, les mauvaises nouvelles s’accumulent. La machine Sarkozy a des ratés. Le camp Sarkozy s’interroge. Nicolas doit-il quitter le gouvernement au plus vite ou y rester, au risque d’être durablement éclaboussé par les avanies à répétition de Villepin ? Doit-il reprendre sa liberté afin de se consacrer à plein temps à sa campagne, loin des grises contingences de la gestion ? Ou doit-il, comme il s’y est lui-même engagé début juin, rester de peur qu’un départ ne soit compris par son électorat comme un abandon de poste au pire moment ? Car si le navire Sarkozy tangue, l’esquif Villepin n’est pas loin du naufrage. Doit-il endosser le rôle très exposé de candidat ou s’enfermer dans celui de ministre de l’intérieur ? Dans les deux hypothèses, il y a un risque. Alors, du côté de ses nombreux conseillers, on soupèse chacune d’entre elles, au risque de le fragiliser un peu plus. Car pour la première fois depuis longtemps Sarkozy apparaît fragilisé.
Lui qui ne voulait pas finir comme Pasqua, engoncé dans l’habit de premier flic de France, n’a sans doute pas apprécié le sondage publié ce matin par le Figaro Magazine qui montre qu’il « inquiète » 55 % des Français. D’autant que sur le reste des questions posées, ce n’est pas beaucoup plus brillant. Une majorité ne lui fait pas confiance pour "dire la vérité", pour "redonner confiance aux Français", "lutter contre les injustices et les inégalités", "lutter efficacement contre le chômage" ni, pire encore, pour "comprendre la vie des gens" ! D’où le coup de barre de son discours, hier soir, consacré au volet social de son programme. C’est Sarko et Ségo à fronts renversés. Car, pendant que Ségolène enfonçait son clou en prônant « un ordre juste qui allie fermement efficacité et humanité » en matière d'immigration, proposant de reconduire « systématiquement hors de France » les délinquants étrangers dangereux arrivés depuis peu sur le sol français, Sarko, lui, défendait un « dialogue social rénové ». Car après l’avoir sous-estimée, la traitant par l’humour (‘Bienvenue au club’), Nicolas Sarkozy a bien dû prendre la mesure du « phénomène Royal » qui lui damne le pion dans tous les derniers sondages.
J.-M. B.
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La seule bonne nouvelle concerne donc son (ex-futur-de retour-temporairement peut-être) femme : Cécilia. Elle est surtout connue sous l'appelation "Pomponnette".
Tous en choeur proposons à Sarkozy de (re)conquérir sa femme plutôt que la France : cela nous fera des vacances pour longtemps, et nous en avons bien besoin. Ce qui est malheureux c'est que comme un enfant, il ne se rend pas compte qu'il fait beaucoup de bruit pour rien et qu'il a tendance à fatiguer son entourage.