Le petit Nicolas Sarkozy ne s'intéresse sans doute pas à la poésie. La musique de l'âme, comme Sarkophage aime à l'appeler, serait pourtant un très bon remède à ses bouffées délirantes concernant l'immigration.
Merci à Juana pour ce poème ...
Je suis née au nord de la frontière
Ici il fait un peu froid, gris
Je vis du coté de la barrière
Où tous les espoirs sont permis
Pour certains le pays des merveilles
Liberté, Egalité, Fraternité
Un rêve au-delà du sommeil
Fracassé sur le mur de la réalité
De quel droit leur interdire de franchir
Les lignes que nous avons tracées
Nous sommes tous des fragments d’avenir
Des clés pour comprendre le passé
Mais dans le berceau des Lumières
L’argent rend fou et devient vite roi
Des chiffres pour cacher la misère
Et les médias pour la montrer du doigt
Pour eux, l’identité est une carte
Clan des sans-papiers, clandestins
Il va falloir que tu repartes
Pour assouvir leurs plus bas instincts
Tes diplômes font de toi un français temporaire
Juste quelques années, le temps d’être exploité
Esclave moderne ou bien main-d’œuvre étrangère ?
Pas de différence dans leur société
Tu étais né ici et tu n’as plus de terre
Au nom d’une sacro-sainte cohésion nationale
Expulsion automatique, retour en charter
Et tu avais huit ans, mais pour eux rien d’immoral
Porte-parole scandaleux de l’Hexagone
Il renie l’Histoire pour flécher le chômage
Mais je n’attendrai pas que la révolte sonne
Pour vous vanter la beauté du métissage
Je suis née au nord de la frontière
Ici une utopie persiste, elle s’appelle Humanité
Je vis du côté de la barrière
Où la xénophobie primaire menace notre mixité