Lu dans Charlie-Hebdo du 7 septembre 2005, sous la plume de Philippe VAL. Ames sensibles s'abstenir ! C'est à l'arme lourde qu'il descend en flammes le petit Nicolas Sarkozy. La parole est à la défense, si tant est que le petit sinistre de l'intérieur puisse être défendu
-----------------------------------------------
[...] Les ruines fumaient encore que Sarkozy injectait sournoisement l'idée que si il n'y avait pas tant d'étrangers à Paris on ne s'emmerderait pas aevc ce genre d'histoire. Comme si l'absence de droit au logement ne concernait que des personnes immigrées et sans papiers. Mais, putain, de quoi est faite une cote de popularité ? Qui pourra expliquer un jour ce qui rend populaire un Sarkozy, qui n'a jamais rien accompli, qui n'a fait que parader à la télé depuis des années, en flattant les forts et en menaçant les faibles ? L'UMP n'est plus un parti politique, c'est un club sarko-maso.
La loi républicaine, que le ministre de l'intérieur est chargé de faire respecter, ordonne que chaque commune maintienne ou atteigne un taux minimal de 20% de logements sociaux. Or le ministre de l'intérieur est encore le maire adjoint de Neuilly, dont il était maire il y a encore quelques mois. Il y a 3% de logements sociaux à Neuilly. Tout Sarkozy est là.
Même si les quotas d'immigration les plus sévères s'exercaient dans une France qui serait administrée comme l'est Neuilly par Sarkozy, ce ne sont pas trois millions de mal-logés qui feraient la honte du pays, c'est 25 millions.
Ses fameuses petites phrases dérapantes, dont il a repris la technique à Le Pen, sont des signes qu'il envoie au peuple pour le flatter dans ce qu'il a de plus misérable. Un peu comme des parents qui inciteraient sournoisement leurs enfants à la drogue. Car la xénophobie est une drogue. Un anesthésiant qui empêche de ressentir la responsabilité de chacun vis à vis des autres. Sarkozy est un dealer qui ne se fera jamais piquer par les douaniers. La merde qu'il vend pousse sur place.
-------------------------------------