Il est parfois des paroles troublantes et inquiétantes. Les mots peuvent se révéler de redoutables révélateurs de comportements ou de pensées profondes (voir le lapsus analysé par les psychanalystes)
Cet exemple issu d'un site : http://responsables.free.fr/ nous le montre ...
Papon et Sarkozy
« Je n’ai pas l’intention de tolérer de tels comportements de sauvages. La force doit rester républicaine et la consigne est simple : frapper fort et vite »
« Pour un coup reçu, vous en rendrez dix, dans tous les cas, vous serez couverts. »
« Aucune indulgence, aucune faiblesse ! A la moindre infraction, intervenez. Cette semaine, je n’étais pas derrière vous, j’étais avec vous. S’il le faut, je serai devant vous, c’est clair ? Je n’ai pas l’intention non plus de négocier le retour au calme. Le calme revient, après on discute ».
Ce dialogue suivi est pourtant l’assemblage de citations de deux auteurs, au style semblable. La première et la troisième sont de Nicolas Sarkozy, en visite à Perpignan pour motiver ses troupes dans le contexte d’affrontement entre gitans et arabes. Celle du milieu, par contre, est signée Maurice Papon, venu motiver ses troupes le 17 octobre 1961 avant la « nuit noire » qui coûta la vie à 285 manifestants algériens pacifiques (qui finirent dans la Seine) et entraîna l’arrestation de 11 000 d’entre eux, dans des conditions dignes du Vel d’Hiv’.
Du coup, je me demande, dans ce contexte où la police devrait être une force de médiation, notre ministre de l’Intérieur s’acharne à prôner la répression à tout prix ?
A force de vouloir débarrasser la France de ces voyoux à la définition polymorphe et changeante, le ministre en arrivera-t-il un jour à dire : « Les membres des groupes de choc surpris en flagrant délit de crime devront être abattus sur place » ? On tremble de voir ressurgir des tréfonds de la cinquième cette justice expéditive qui s’est accommodée en son temps de milices comme le SAC...