Little Sarkozy n'en fini plus d'empiéter sur les plates bandes de ses amis ministres. Notre petit ministre de tout est totalement occupé à montrer sa bobine devant les caméras (et à faire des risettes, le plus important). Pour ce faire il faut bien un motif. Alors il s'improvise, en fonction des occasions, ministre des travaux publics, des trottoirs, du choux fleur ou du beaujolais nouveau.
Le problème survient quand l'envie lui prend de toucher à certains secteurs révervés. On ne rigole pas avec les monopoles.
Dernièrement il s'est fendu d'une saillie comme il en a le secret. Il a démolli, au lance roquette, ceux qui ne sont pas assez zélés dans leur travail. Cela change chaque semaine : les fonctionnaires, les profs, les juges, les éducateurs, les proctologues ...
La réponse est à la mesure de l'agression : brutale !
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Les magistrats accusent Nicolas Sarkozy de violer la séparation des pouvoirs
PARIS, 26 juin 2006 (AFP) - Les deux principaux syndicats de magistrats ont accusé lundi Nicolas Sarkozy «d'atteinte à l'indépendance de la justice», du fait des accusations de laxisme qu'il a lancées à l'encontre du Tribunal pour enfants de Bobigny.
Les syndicats en ont aussi appelé au président de la République, au Garde des Sceaux et au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour faire respecter la séparation des pouvoirs.
«Au nom de vos intérêts électoralistes, vous prenez le risque et la responsabilité de ruiner la confiance des citoyens à l'égard des institutions de la République», lance le Syndicat de la Magistrature (SM, gauche) dans une lettre ouverte au ministre de l'Intérieur.
«Dans aucun pays d'Europe, un ministre de l'Intérieur, membre de l'exécutif, ne critique aussi ouvertement et systématiquement les décisions judiciaires», s'indigne de son côté, dans un communiqué, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), qui dénonce les «attaques ciblées» de Nicolas Sarkozy contre Bobigny, basées sur des «chiffres faux».
Comme le SM au début du mois, l'USM a saisi le CSM pour qu'il «rappelle le ministre de l'Intérieur au respect de la séparation des pouvoirs».
Le SM, qui en appelle aussi au président Jacques Chirac et au ministre de la Justice Pascal Clément, en leur demandant un entretien, reproche au ministre de l'Intérieur d'avoir envoyé un courrier au président du Tribunal pour enfants de Bobigny pour lui reprocher le laxisme de sa juridiction lors des troubles anti-CPE (contrat première embauche).
Cette lettre de M. Sarkozy, datée du 19 juin, est un «procédé inadmissible», estime le SM, qui l'accuse aussi de se «fonder sur des éléments de faits inexacts».
Sur les manifestations anti-CPE, «vous cherchez par tous les moyens à accréditer l'idée que des noyaux de délinquants multirécidivistes ont orchestré ces événements. Or les renseignements généraux, vos propres services, ont infirmé cette analyse en montrant qu'une forte proportion des jeunes impliqués n'avaient pas de passé judiciaire et étaient plutôt bien intégrés socialement...», accuse le SM.
Le syndicat rend publique la lettre envoyée par Nicolas Sarkozy à Jean-Pierre Rosenczveig, président du plus gros tribunal pour mineurs de France, dans laquelle il détaille de nombreux exemples illustrant, selon lui, le laxisme de Bobigny.
Le SM les reprend point par point pour contredire le ministre sur la véracité des faits.
«Vous prétendez que dans l'affaire de la personne (NDLR: une femme handicapée) gravement brûlée dans le bus incendié de Sevran, les trois mineurs mis en cause ont été laissés en liberté. C'est faux. Ils sont placés en détention provisoire depuis plusieurs mois», écrit par exemple le syndicat.
«Vous feignez d'ignorer qu'aujourd'hui la réponse pénale à l'encontre des mineurs est souvent plus sévère qu'à l'encontre des majeurs. Alors que 75% des affaires susceptibles de l'être sont poursuivies lorsqu'elles concernent des majeurs, ce taux atteint 85% pour les mineurs», souligne encore le SM.
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Française, Français, si vous voulez faire des économies en 2007, votez Nicolas Sarkozy ! Il saura endosser tous les rôles de la république et vous pourrez ainsi faire l'économie de la démocratie. Au prix ou elle coute aujourd'hui, il ne faut pas hésiter !