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22 septembre 2005 4 22 /09 /septembre /2005 00:00

Et voici le quatrième épisode tant attendu, oeuvre magistrale de Sarkophobe

Visitez son blog en cliquant sur son nom ! Un sarkologue tendance sarkophobe de plus ! Une étude essentielle pour mieux comprendre le petit Sarkozy !

 

Karcher 1er, SA VIE, SON ŒUVRE (4) 

Quatrième partie : l’exemple des hommes illustres.

Le petit nigaud las est très assidu dans ses études. Il est déjà apprenti avocat, mais ce qu’il préfère, c’est apprendre à faire de la politique. On lui a enseigné que pour faire de la politique comme il faut, il faut être dans un parti. Il en existe plusieurs sortes. Il y a celui de Chirac qui s’appelle le RPR et celui de Giscard qui est un peu moins bien et plus compliqué, ce sont les plus sérieux. Ensuite, il y a les socialistes et les communistes, mais eux, ils ne gouvernent jamais, et de toutes façons, ils passent leur temps à se disputer. Ils lui font beaucoup moins peur qu’autrefois. Ensuite il y a le parti du Pen. Le Pen, il est un peu comme le maréchal Pétain, il voudrait bien faire don de sa personne à la France pour sauver le pays, mais pour l’instant, pas grand monde n’en veut. Enfin, il y a une ribambelle de petits partis qui sont là pour faire joli lors des élections présidentielles : on les fait parler à la télévision pour être polis, et après, on est tranquilles, on ne les revoit plus pendant sept ans. A la fin, c’est toujours le chef d’un parti sérieux qui gagne. On appelle ça la démocratie et ça marche très bien.

Le petit nigaud a fini par choisir le parti de Chirac. Sa grande trouvaille, c’est de créer quelque chose qui n’existe pas encore pour pouvoir en être le chef. Au RPR, il y a une énorme majorité de vieux, presque autant qu’au Sénat, alors il va devenir spécialiste en jeunesse. Il en connaît beaucoup à l’université, des jeunes comme lui, bien élevés, avec les cheveux courts et une cravate. Il va les faire venir au RPR, et puisque c’est lui qui en aura eu l’idée, il sera leur chef. Pour occuper cette fonction, le petit nigaud possède un atout imparable : comme il est tout petit, il paraît moins que son age, donc, il fait spécialiste en jeunesse qui connaît très bien son affaire, et de plus, tant qu’il n’aura pas de cheveux blancs, il pourra rester le chef des jeunes sans que personne ne se doute de rien. C’est quand même formidable, la politique.

Maintenant, Chirac et Giscard sont fâchés. Ils ne se disent même plus bonjour. Le petit nigaud las se souvient de 1974 et se dit que s’il aide Chirac à devenir président, il le nommera à coup sûr chef des ministres.

Le jour des élections est enfin arrivé, mais, cette fois-ci, la démocratie qui marchait si bien d’habitude, est tombée en panne. Le nouveau président, ce n’est pas Giscard, encore moins Chirac, mais Mitterrand, et c’est une catastrophe parce qu’il est socialo-communiste. Pourtant il n’en a pas l’air : il ne ressemble pas du tout à un ouvrier, il a un joli costume et il est même avocat, comme maman. Tout ça, c’est à cause de Chirac. Il a encore voulu faire de la politique et il a fait à Giscard ce qu’il avait déjà fait à Chaban. Le petit nigaud, là, se demande si Chirac est si malin que ça, puis finit par se dire qu’il avait sûrement une idée derrière la tête. Néanmoins, ça ne le console pas de la perte de son presque certain futur emploi de premier ministre.

Alors qu’au soir de ce funeste dimanche de mai, il rentre chez lui en rasant les murs, le petit nigaud, las, prend la seule décision qui peut sauver la patrie : il va immédiatement prendre le maquis à Neuilly pour organiser la résistance. Dans deux ans, trois au plus, il entrera dans Paris en libérateur sous les acclamations de la foule et les français seront tellement contents de lui qu’ils l’éliront le jour même chef de la France. Décidément, ce garçon est plein de ressources.

Prochain épisode : nabot Léon fait des travaux pratiques.

La saga complète :  1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 7 - 8 - 9

Sarkophobe

Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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21 septembre 2005 3 21 /09 /septembre /2005 00:00

Oui, le petit Nicolas Sarkozy a fait des études. Il n'a sans doute pas appris l'essentiel, mais au moins à mentir avec la main sur le coeur et surtout à ne pas écouter le bon sens. La preuve avec la suite de la saga Karcher 1er, par le talentueux  Sarkophobe

 

Karcher 1er, SA VIE, SON ŒUVRE (3)

Troisième partie : les études supérieures de Nabot Léon.

Quelques années sont passées, le petit nigaud las n’as pas beaucoup grandi, mais il a appris plusieurs choses qui lui seront utiles pour son futur métier de chef de la France. En premier lieu il sait désormais que cette fonction se nomme Président de la République, et que s’il veut y accéder, il faudra d’abord que des gens votent pour lui. Ensuite, il s’aperçoit qu’il n’est pas le seul à vouloir devenir le chef suprême : la preuve, quand le Général est parti à la retraite, personne n’est venu lui demander d’être le nouveau président. Les français ont choisi Pompidou qui est moins fort que le général pour faire la guerre, mais quand même très intelligent et toujours le premier de sa classe. Nigaud se demande s’il ne ferait pas bien de travailler un peu mieux à l’école. Il lui vient aussi une idée lumineuse : président, on y arrive rarement du premier coup, alors il va commencer par être chef de quelque chose de plus petit que la France pour se faire la main. Il va se faire élire chef de classe. Hélas, cette courageuse tentative ne sera pas couronnée du succès escompté et il subit, à l’age quatorze ans, sa première défaite électorale. C’est un enfant précoce.

Le petit nigaud, qui a appris ses leçons, obtient de justesse son baccalauréat, et il va pouvoir devenir étudiant, en attendant mieux. Pour avoir une chance d’être chef de la France, il faut étudier. Les événements lui donnent raison : Pompidou est mort, et les français ont élu un autre intellectuel, Giscard. Il est un peu moins intelligent que son prédécesseur, on ne comprend pas tout ce qu’il dit, il a beaucoup d’idées mais elles ne fonctionnent jamais. Néanmoins, il est arrivé à son poste en faisant des études, Nigaud s’inscrit donc à l’école des avocats, comme maman.

Avant d’être président, Giscard était ministre de l’argent. Le petit nigaud, là, mesure toute l’importance de bien connaître les sous pour espérer devenir un jour le grand chef. Il va donc étudier également les affaires, ça peut toujours servir. Mais la chose la plus intéressante, c’est qu’immédiatement en dessous du président, il y a un sous-chef, qui lui, n’a pas besoin d’être élu : c’est le premier ministre. Pour l’instant, le sous-chef, c’est Chirac. Il n’est pas intelligent du tout, à peine plus que le fils Debré, mais en revanche, il connaît très bien les sous et il est extrêmement malin. Chirac travaillait pour Chaban qui était un ancien sous-chef, mais au moment des élections, au lieu d’aider Chaban à devenir chef, il a fait élire Giscard, qui, très content d’être le nouveau chef, l’a nommé sous-chef pour lui faire plaisir. C’est un peu compliqué et pas tellement joli : ça s’appelle faire de la politique. Pour le petit nigaud, c’est une révélation. Sous-chef de la France, ce n’est peut être pas aussi bien que chef, mais en tout cas, c’est toujours mieux que rien du tout, même pas chef de classe. Il faut absolument qu’il trouve une école pour apprendre à faire de la politique.

A la nuit tombée, le petit nigaud, las, rentre à Neuilly. Il est fatigué d’avoir trotté toute la journée sur ses petites jambes de salle de cours en amphithéâtre. Il rêve toujours secrètement de ressembler à Napoléon et il se dit qu’avec toutes les études qu’il fait, s’il ne devient pas chef de quelque chose, c’est vraiment que dans ce pays il n’y a aucune justice.

Prochain épisode : Nabot-Léon poursuit ses études à l’école de la trahison

Made by Sarkophobe

Les précédents épisodes :   1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 7 - 8 - 9

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18 septembre 2005 7 18 /09 /septembre /2005 00:00

Attention, il faut d'abord lire la première partie pour bien comprendre la deuxième. Comme disait Freud, l'enfant est le père de l'homme. Ne l'oublions pas :o)

Sarkophobe poursuit son récit biographique pour mieux comprendre la grande destinée du petit Karcher 1er , plus grand candidat à la succession de Chirac, et ministre de tout.

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Karcher 1er, SA VIE, SON ŒUVRE (2)

Seconde partie : Nabot-Léon se distingue à l’école.

Cette fois –ci, les choses sérieuses commencent. Le petit nigaud las fait son entrée dans le monde du travail scolaire, il va enfin pouvoir affirmer son tempérament de chef en dehors du cercle familial : à la maison, c’est encore papa qui commande.

La famille Sarko a été contrainte à l’exil une fois encore. La promiscuité avec ces salauds d’ouvriers est devenue insupportable. On en rencontre à chaque coin de rue, et ils vous regardent droit dans les yeux quand on les croise. Papa a donc décidé de quitter définitivement Paris et d’expatrier sa tribu dans une lointaine banlieue : Neuilly sur Seine. Certes, ça n’est pas la capitale et son orgueil en souffre un peu, mais c’est une petite ville bien propre et très bien fréquentée. Ici, pas d’immondes hachélèmes mal famés, pas de prolétaires vêtus de haillons empestant la sueur et le vin rouge, pas de ces coupe-gorge que sont les bistrots parisiens. Rien que du beau linge, un vrai petit paradis pour nantis.

C’est donc là que le petit nigaud fait ses humanités, dans une institution religieuse de grand standing, où ses condisciples sont enfants de banquiers honnêtes, de notaires scrupuleux, de magistrats incorruptibles, de journalistes courageux ou d’hommes d’affaires intègres. Il y a même le fils d’un évêque, c’est dire la distinction de l’établissement. En classe, le petit nigaud a été placé au premier rang, à cause de sa petite taille et ça l’embête un peu. Il sent bien qu’on rigole davantage au fond de la salle, près du radiateur, et de plus, c’est un endroit stratégique pour pouvoir surveiller ses camarades qui font des grimaces au maître pendant qu’il est occupé à écrire sur le tableau. Les dénoncer serait un moyen pas fatiguant de gagner des bons points et ça ferait de lui un grand justicier. Tant pis, il trouvera autre chose.

Pendant la récré, tout le monde s’amuse sauf le petit nigaud : il n’est pas très fort à la course à pied à cause de ses petites jambes et il est le seul à n’avoir pas le droit de pincer les fesses des filles. Elles disent qu’il est trop moche, qu’il a les bras trop courts et les dents trop longues. Il y a bien le jeu des gendarmes et des voleurs, mais à part lui, nul ne veut être gendarme et il n’arrête jamais personne. Comme les voleurs sont tous plus grands que lui, ils lui mettent des baffes dès qu’il fait mine d’en mettre un en prison. C’est très ennuyeux pour sa nouvelle carrière de justicier, mais il se dit qu’après tout, il a tout son temps et qu’il se vengera plus tard. En attendant, il pourrait peut être embastiller les petits de la maternelle : la chose serait facile et sans risque. Ils pleureraient certainement beaucoup, mais au moins, ils ne lui taperaient pas sur le nez. Voilà une bonne idée à creuser.

Heureusement, en classe, on apprend des choses formidables comme la lecture, le calcul, la morale, mais surtout l’histoire de France. L’histoire, c’est passionnant. Le petit nigaud découvre que beaucoup de grands hommes tels Louis XIV ou Napoléon étaient assez courts sur pattes et ça le conforte dans l’idée que rien ne s’oppose à ce qu’un nabot ne devienne chef de la France. Bien sûr, il y a le Général qui est très grand, mais toute règle comporte ses exceptions, et quand il sera mort, les français seront sûrement contents d’avoir un nouveau chef plus petit qu’eux, pour changer un peu. Le concept de la rupture plait beaucoup au petit nigaud, là.

Ce soir, le futur nabot Léon rentre à la maison extrêmement satisfait de lui. Non seulement il est maintenant persuadé qu’il sera le prochain chef de la France, mais en plus, il changé dix bons points de dénonciations et de bonne conduite contre une image. Il aurait bien voulu avoir un portrait du Général pour le poser sur sa table de nuit, mais à la place, le maître lui a donné une photo de Dieu. Tant pis, ça fera quand même plaisir à maman.

Prochain épisode : Karcher 1er à l’université.

 

La suite de la saga :  1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 7 - 8 - 9  

Sarkophobe

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15 septembre 2005 4 15 /09 /septembre /2005 00:00

Je le dis tout de suite, le talent qui va s'exprimer ci-dessous n'est pas celui de Sarkophage mais de Sarkophobe. Presque inconnu de la France entière mais néanmoins très remonté contre le petit sinistre de l'intérieur il a commis deux textes qui ont toute leur place ici ... Ils sont regroupés dans un même opus pour le plaisir des yeux. Merci Sarkophobe !

Si vous aussi vous avez une âme de Sarkophage ou de Sarkophobe ... lancez-vous !

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Les aventures du petit Nigaulas

Si ce petit nigaud-là nous donne encore souvent l'occasion de rire, je dois à la vérité d'avouer qu'il m'amuse de moins en moins.

Il s'est fait remarquer il y a déjà longtemps, mais il a réellement débuté sa carrière de comique en interprétant Iago aux côtés du regretté Balamou, servi, il est vrai, par un exceptionnel physique de traître de mélodrame. Après une période de vaches maigres comme en connaissent tous les artistes, il revient sur le devant de la scène au sommet de son art dans le rôle d'Iznogoud, en duo cette fois-ci avec le célèbre clown blanc Chirac. Immense succès populaire, mais qui hélas, ne vas pas tarder à lui monter à la tête. Il rêve maintenant, comme beaucoup d'acteurs comiques, d'entamer sur le tard, une seconde carrière avec un grand rôle dramatique. Tantant d'incarner le sauveur de la France, il ne réussit qu'à nous servir une espèce de général Boulanger en contre-plaqué qui flotte un peu dans son costume. Qu'à celà ne tienne, en vieux routard des planche, il sait qu'on peut pallier au manque de crédibilité d'un personnage en faisant une pubicité tapageuse. Et c'est pouquoi on le voit depuis assurer lui-même la promo de son spectacle sur tous les plateaux de télévision, commander des articles élogieux à ses amis de la presse écrite et apparaître à chaque fois qu'il le peut, en compagnie de ses collègues du show biz, Halliday, Clavier et autres Jean Réno. (Non, ce n'est pas le fils de Fernand). Il a maintenant réussit son coup au delà de ses espérances : non seulement les salles sont toujours pleines, mais il ne fait plus rire.

Et c'est alors que je mesure soudain le risque que nous courrons tous de nous retrouver dans la situation de ces pauvres andouilles d'américains dont il est si facile de se moquer. On se dit qu'il est dans l'ordre des choses qu'un peuple sans histoire et sans culture ait choisi pour le diriger un crétin. Celà nous donne un illusoire sentiment de supériorité et nous évite surtout de nous demander comment un pays aussi "téhéfunisé" que le notre, et qui a déjà par deux fois élu un simili escroc sur la foi de promesses de marchand de bagnoles d'occasions pourrait bien voter dans deux ans.

Profitons donc de ce que nabot Léon de soit encore que Bonaparte pour nous marrer un peu, même si le rire est parfois jaune, car je crains fort qu'à partir du jour où les plus inspirés de nos concitoyens auront décidé d'en faire un empereur, les motifs de rigolade ne deviennent des objets de luxe.

  Les aventures du petit Nigaud-Las (suite)

Apparemment le petit nigaud trouve sa vie bien difficile. Il nous ferait presque pitié. Le rétablissement spectaculaire de son ennemi d’enfance serait-il la cause de cette inhabituelle déprime ? Ou bien est-là une nouvelle stratégie destinée à apaiser son inextinguible soif de conquête ? Je dois convenir que je suis assez séduit par la seconde hypothèse. Un esprit aussi malveillant que le mien subodore sous cette lassitude passagère les conseils avisés du nouveau gourou de la communication turbo-libérale : j’ai nommé Christophe Lambert. (Pas l’homme singe, le marchand de réclame).

Il ne fait aucun doute que cet éminent apôtre du libéralisme aura su convaincre Sarko de l’intérêt de s’attirer les faveurs de la ménagère de moins de 50 ans, l’actionnaire de plus de 50 étant déjà acquis à sa cause. Il suffit pour cela de médiatiser un peu ses récentes infortunes conjugales et le tour est joué : à un sarkoku on pardonne tout. Expert en la matière, Jean Pierre Pernaut peut ainsi introduire un épisode inédit des « feux de l’amour » dans son JT, ce n’est pas son fidèle public qui s’en plaindra, pas plus que Mougeotte : info, soap opera et télé-réalité dans une même émission, il a du en mouiller son caleçon. Ne reste plus maintenant qu’à passer à l’étape suivante : organiser le sarkothon. Ce néologisme ne désigne pas Cécilia, la pauvre, mais une toute nouvelle émission de téhéfun destinée à faire pleurer dans les chaumières dans le but de recueillir des suffrages et pourquoi pas quelques sous tant qu’on y est. Dans ce magnifique programme présenté par l’infortuné Pernaut, on pourra voir un défilé de cocus célèbres, accablés mais très dignes, de nombreux témoignages de solidarité émanant d’anonymes uhèmepésiens, quelques chanteurs ultra libéraux pour faire plus riche et bien sûr, l’indispensable panneau d’affichage qui comptabilisera les promesses de votes.

Tous à vos télécommandes, pour ma part, je suis extrêmement impatient de voir ça.

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Sarkophobe

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29 août 2005 1 29 /08 /août /2005 00:00

Il y avait la biographie officielle du petit Sarkozy. Il y a maintenant la biographie réaliste !

Elle est ici

Régalez vous avec ce lien ...

Pour vous donner envie de cliquer un court passage :

 
Biographie officieuse

Soutient le candidat Chirac (alias Mon Buldozer) en 1988 (battu)

Soutient le candidat Balladur (alias couille molle) en 1993 (battu)

Ancien compagnon de Claude Chirac (alias Madame la présidente)

Accueille l'acteur Tom Cruise (alias gourou en chef) en son ministère sans aucun motif apparent.

Impulse une politique plutôt sécuritaire au Ministère de l'Intérieur, quitte ses fonctions avant que l'on puisse mesurer les effets réels de sa politique.

Impulse une politique plutôt rigoureuse au Ministère des Finances, quitte ses fonctions avant que l'on puisse mesurer les effets réels de sa politique

Part hiberner à la tête de l'UMP jusqu'en 2007, date à laquelle il se présentera à la présidentielle comme un homme neuf, sans bilan ni passif. Bien joué !

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21 août 2005 7 21 /08 /août /2005 00:00

Vous en rêviez, Sarkophage le fait !

Avec l'aide de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org

Sarkophage   apporte des éclairages essentiels pour que le lecteur puisse saisir certaines subtilités. Qu'il soit Sarkophile ou Sarkophobe !

La Biographie presque officielle du petit Nicolas Sarkozy :

 

Nicolas Sarkozy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy né le 28 janvier 1955 à Paris XVIIe arrondissement, est un homme politique français. Il est président de l'UMP et ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire.

 

Sommaire

 

* 1 Origine et enfance

* 2 Parcours

* 3 Carrière élective locale

* 4 Carrière politique

* 5 Carrière parlementaire

* 6 Carrière ministérielle

* 7 Citations

* 8 Œuvres

* 9 Décorations

* 10 Divers

* 11 Livres sur Nicolas Sarkozy

 

Origine et enfance

Il est le fils d'un aristocrate hongrois, Paul Nagy-Bocsa y Sarközy qui est né à Budapest, en 1928, dans une famille de hobereaux hongrois possédant des terres et un petit château à Alatayan, à 100 km de la capitale.

À l'arrivée des Russes en 1944, la famille choisit l'exil. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Paul Sarkozy rencontre un recruteur de la Légion Étrangère à Baden-Baden. Il signe pour 5 ans, et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ en Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Son nom est francisé en « Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa»). Devenu publicitaire, il rencontre Andrée Mallah en 1949 qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un médecin du XVIIe arrondissement de Paris, immigré juif de Salonique, est alors étudiante en droit.

Nicolas Sarkozy naît en 1955. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur patron dans le textile et enfin François, né en 1957, qui deviendra pédiatre puis chercheur en biologie.

Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre. Elle plaidera dans l'affaire Villarceaux, l'un des plus gros scandales politico-immobiliers des années 1970.

Paul Sarkozy convolera encore trois fois en noces. Du second de ses mariages, il aura deux autres enfants : Caroline et Olivier.

Nicolas Sarkozy passe son enfance dans le XVIIe arrondissement de Paris puis à Neuilly-sur-Seine. Il est élève au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Il est assez mauvais élève. Sa mère lui fait ainsi redoubler sa sixième au lycée Chaptal. Ce passage du privé au public ne durera qu'une année scolaire. Il obtiendra le baccalauréat B en 1973 (sans mention), et la famille s'installe à Neuilly.

Parcours

Adhésion à l'UDR en 1974. Délégué départemental des jeunes de Hauts-de-Seine en 1975, responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, élu conseiller municipal RPR de Neuilly en 1977, 37e de liste sur 37.

Après des études à l'université Paris X (« un élève sérieux » d'après maître El Assaad, professeur de Droit des affaires), il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : maîtrise de droit privé en 1978, soit cinq années après son baccalauréat. En 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Paris, sans parvenir à en être diplômé. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 21 avril 1969.

Le 23 septembre 1982, il épouse Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico (village d'un millier d'âmes au nord d'Ajaccio) dont il a deux fils, Pierre, (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980. En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la profession d'avocat, sur les traces de sa mère. Il est embauché dans la foulée par l'avocat Guy Danet.

Il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, en évinçant Charles Pasqua en 1983. Il est chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur. Il est député à 34 ans et ministre du Budget à 38. En 1984, il rencontre Cécilia Sarkozy, lorsqu'en qualité de maire de Neuilly il la marie à l'animateur de télévision Jacques Martin, qu'elle quittera pour lui en 1989. Il se marieront en octobre 1996. Il aura pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Ils ont un fils, Louis (né en 1997).

En 1993, il négocie directement avec le preneur d'otage (HB - Human Bomb), qui avait réclamé de négocier avec le pouvoir, lors de l'affaire de la maternelle de Neuilly. En 1995, il se range aux cotés d'Édouard Balladur pour la campagne présidentielle, ce qui lui vaut d'être qualifié de « traître » par les partisans de Jacques Chirac, qui gagne l'élection. Aucun poste ne lui échoit. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé.

En 1999, il devient brièvement président du RPR et conduit la liste de son parti aux élections européennes, marquées par le désistement de Philippe Séguin et une lourde défaite. Suivent une traversée du désert, et un livre, Libre.

En 2002, il participe activement à la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur, numéro deux du gouvernement. Il impose un style musclé et fait de la sécurité sa priorité. Jouissant d'une grande popularité, omniprésent dans les médias, il déclare vouloir s'affirmer par l'action.

Affichant un culte de la performance, il négocie et met en place le Conseil français du culte musulman (CFCM) et est appelé en renfort de ses collègues sur les dossiers de l'éducation et des retraites. Il bénéficie d'un succès et essuie un échec en Corse : si Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du Préfet Érignac, est arrêté alors qu'il échappait à la police depuis quatre ans, en revanche la proposition de réorganisation administrative pour laquelle il s'engage fortement, lors du référendum local du 6 juillet 2003, est rejetée.

Il est nommé ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004. Il axe sa politique sur la réduction du déficit de l'État mais doit parfois céder à la demande du président ; il annonce cependant le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité.

Nicolas Sarkozy ayant ouvertement déclaré son intention de présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, et ayant laissé entendre qu'il briguerait la présidence de l'UMP suite au départ d'Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. Lors de la convention des 28 et 29 novembre 2004, il est élu président de l'UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.

Il a fait de son épouse un de ses principaux conseillers à ses ministères, puis son chef de cabinet en tant que président de l'UMP. En mai 2005, des problèmes conjugaux sont médiatisés et confirmés par l'intéressé.

Après la victoire du "non" au référendum portant sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne (31 mai 2005). Si Nicolas Sarkozy n'est pas nommé Premier Ministre, il obtient néanmoins le poste de ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, au second rang de préséance. Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l'UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l'État lors de son interview du 14 juillet 2004.

Carrière élective locale

* 1977 - 1983, Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ;

* 1983 - 2002, Maire de Neuilly-sur-Seine (60.364 habitants) ;

* 1983 - 1988, Conseiller régional d'Île-de-France ;

* 1986 - 1988, Vice-Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture ;

* Depuis 2004, Conseiller général du Canton de Neuilly sur Seine Nord, Président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

Carrière politique

* En 1977, membre du comité central du RPR.

* 1978-1979, délégué national des jeunes du RPR.

* 1979-1981, président du Comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981.

* 1988, secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation.

* 1989, secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation.

* Co-directeur de la liste d'union pour les Élections européennes.

* 1992-1993, secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des Fédérations.

* Depuis 1993, membre du bureau politique.

* 1995-1997 porte-parole du RPR.

* 1998-1999, secrétaire général du RPR.

* 1999, président du RPR par intérim.

* 1999, tête de la liste RPR-DL pour les Élections européennes de juin

* mai 2000, élu président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine.

* novembre 2004, élu président de l'UMP avec 85,1 % des voix.

Carrière parlementaire

* En juin 1988, avril 1993, septembre 1995, mai 1997 et juin 2002, élu et réélu député de la 6e circonscription des Hauts de Seine ;

* Juin 1988 - avril 1991, membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République ;

* Avril 1991 - avril 1993, membre de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales ;

* Octobre 1995 - juin 2002, membre de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan ;

* En 1999, élu député au Parlement européen sur la liste (l'Union pour l'Europe) dont il était tête de liste. Il cède son siège au président du Comité départemental RPR des Hauts-de-Seine, Brice Hortefeux.

* Le 13 mars 2005, il est réélu (avec 70,74 % des suffrages exprimés, et 41,38 % de participation), député de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine, lors de l'élection législative partielle. Il avait perdu son poste de député en devenant ministre de l'intérieur en juillet 2002

 

Carrière ministérielle

 

* Mars 1993 - janvier 1995, Ministre du budget, Porte-parole du gouvernement, puis chargé, à titre provisoire, d'exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur) ;

* Janvier - mai 1995, Ministre du budget, chargé d'exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur) ;

* Mai 2002 - mars 2004, Ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dans le premier et dans le second gouvernement Raffarin ;

* 31 mars 2004 - 29 novembre 2004, Ministre d'État, Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin.

* A partir du 31 mai 2005, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le gouvernement Dominique de Villepin.

 

Citations

* « Être jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire ! », Assises nationales de l'UDR à Nice en juin 1975.

* « Je suis le fils d'un immigré hongrois chassé par le communisme. Mon père a fui la Hongrie, caché sous un train, en 1949.» Libération, 1991.

* « L'électro-encéphalogramme chiraquien est plat. Ce n'est plus l'Hôtel de Ville, c'est l'antichambre de la morgue. Chirac est mort, il manque juste les trois dernières pelletées de terre.» Avant les élections présidentielles de 1995.

* « Nous vivons dans un monde où tout le monde n'a pas les mêmes scrupules, où tous les coups peuvent être donnés et où, pour abattre quelqu'un, on utilise tous les procédés. Rien ne me détournera de la route que j'ai choisie.» Le Monde, 2005.

* « Nous allons nettoyer la cité des 4000 (à la Courneuve) au Kärcher.» Juin 2005.

* « Le juge qui a remis en liberté le meurtrier de Mme Cremel devra payer pour sa faute.» Juin 2005.

À la suite de ces deux dernières sorties musclées, Nicolas Sarkozy fut rappelé à l'ordre en Conseil des ministres par le Président de la République et le Premier ministre.

Œuvres

* 1994 - Georges Mandel, moine de la politique ;

* 1995 - Au bout de la passion, l'équilibre - Entretien avec Michel Denisot ;

* 2001 - Libre ;

* 2004 - La République, les religions, l'espérance - Entretiens avec Thibaud Collin et Philippe Verdin, Éditions du Cerf.

Décorations

* Chevalier de la Légion d'honneur (12 février 2005)

Divers

* En 1992, il est le témoin de mariage de Claude Chirac, dont il a un temps partagé la vie, avec le journaliste du Figaro Philippe Habert.

* Son frère Guillaume Sarkozy est le vice-président du Medef.

* Il a pour amis proches Christian Clavier, Jean Reno et Didier Barbelivien.

* Il est amateur de vélo et de football et soutient le Paris Saint-Germain.

* Pour se définir, il a dit : « Si on ne voit pas le Mandel qui est en moi, alors on ne comprend pas ce que je fais. »

Livres sur Nicolas Sarkozy

* Les deux Nicolas de Ghislaine Ottenheimer - Ed.Plon (1994)

* Sarkozy, l'ascension d'un jeune homme pressé de Anita Hausser - éd. Belfond (1995)

* Le Rebelle et le roi de Béatrice Gurrey - éd. Albin Michel (2004) - 240 pages, 15€ - Ce livre analyse les rapports Sarkozy-Chirac.

* Sarkozy, l'homme (trop) pressé. Les dossiers du Canard Enchaîné. (2003) - 82 pages

* Sarko Star de Michaël Darmon - éd. Seuil (2004) - 400 pages, 20€ - Ce livre décortique la méthode Sarkozy.

* Sarkozyau fond des yeux de Nicolas Domenach - éd. Jacob-Duvernet (2004) - 267 pages

Blurp, tout ça pour pas grand chose !

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9 août 2005 2 09 /08 /août /2005 00:00

Le mode d'emploi de Nicolas Sarkozy : 2ème partie

Pied droit, pied gauche

Même si, au départ, l’enjeu fut l’extraction de cette bourgeoisie moyenne vers plus de panache, sa véritable quête fut celle de surmonter le handicap politique de n’avoir ni nom, ni fief, ni argent. Comment pallier ces infortunes ? La première pierre de la méthode Sarkozy est posée très tôt dans sa biographie de George Mandel. Se trouver un père politique et se rendre indispensable auprès de lui, comme Mandel le fit avec Clemenceau, a été longtemps un outil d’accession vers le pouvoir. Le 29 avril 1983, à la suite d’un coup de force contre Charles Pasqua, son mentor d’alors, il est élu maire de Neuilly : « je les ai tous niqués », se serait écrié le plus jeune maire de France. La méthode deviendra une habitude malgré son indéniable faculté à se rendre incontournable. En 1993, il se fait nommer ministre du Budget d’Edouard Balladur, entamant ainsi une longue rivalité avec Jacques Chirac, autre père adoptif et modèle. Malgré tout, il parvient à s’imposer à nouveau en 2002, lors de la réélection de Chirac. « Il possède une incroyable capacité à rebondir », commente Nicolas Doménach, rédacteur en chef de Marianne. Mais ce n’est pas uniquement dans cette implacable détermination à creuser son sillon qu’il faut chercher le succès de Sarkozy.

Selon une image qu’il a utilisée en privé, il faut, pour marcher correctement, aller sur ses deux pieds. Le droit et le gauche. Il a donc, notamment au cours de son action au gouvernement, lourdement assumé sa droite, ce qui dans le parti gaulliste ne va pas de soi. Décomplexé, il a rendu une fierté certaine à la droite et les militants lui en sont reconnaissants. Mais de manière plus surprenante, il a aussi assuré son pied gauche. Animé par l’obsession de ne pas se construire l’image d’un homme monolithique, il a pour seule règle de ne pas en avoir et foule sans complexe des terres habituellement fréquentées par la gauche. Certaines amitiés le montrent : l’historien et ex-conseiller de Mitterrand, Jean-Michel Gaillard, est un proche. Bernard- Henri Levy aussi. Nicolas Domenach, d’un hebdo qui a priori ne lui est pas favorable, ne cache pas son admiration pour ce « Shogun, ce seigneur de guerre ». A quoi peut bien servir un journaliste « de gauche » à un homme de droite ? « C’est un peu un agent double, répond le journaliste, capable d’offrir un retour critique. » Ce genre de proximité n’est pas seulement anecdotique, mais plutôt le fruit d’une option politique qui déstabilise ses adversaires.

« Démago » et « populiste »

Avec la suppression de la double peine, il a désarçonné l’opposition, la contournant sur sa propre gauche et prenant son camp à contre-pied. Le gagnant politique, Sarkozy. Même principe récemment sur le dossier des délocalisations, à l’Assemblée nationale : « Quand vous êtes un employé peu qualifié d’une PMI sous-traitante dans un bassin industriel vieillissant, vous êtes naturellement plus exposé qu’un cadre supérieur d’une grande compagnie d’assurances. » Dans la foulée, il dénonce « l’immobilisme », et « l’option ultralibérale qui est un véritable déni de réalité mais reposante pour les responsables politiques ». Sur les bancs de gauche on entend fuser des noms d’oiseaux : « démago ! », « populiste ! ». Dans les actes, le ministre de l’Economie dit se reconnaître dans le rapport Camdessus commandé par ses bons soins et rendu public mi-octobre. Il pourrait, selon lui, faire décoller la croissance. Au programme, affaiblissement du CDI et des droits des salariés, contournement du régime des heures sup’, relèvement, selon la CGT, des exonérations des obligations sociales pour les entreprises ou encore diminution des effectifs de la fonction publique. Les principales organisations syndicales dénoncent un recul sur le droit du travail. Il faut aussi retenir de son passage à Bercy de fort bonnes nouvelles fiscales pour les plus riches. Mais Sarkozy insiste : « Il n’y a qu’en France qu’on pense que je suis libéral », a-t-il déclaré lors d’un déplacement au Luxembourg.

 L’anecdote rapportée par un journaliste allemand en dit long sur son talent de marionnettiste. Dans un avion qui vole vers une usine Alsthom, le ministre demande à un assistant de lui rappeler la situation de l’entreprise. Il écarte d’un revers de manche le rapport technique que l’énarque lui propose. Selon le journaliste le ministre a secoué la tête : « Ce n’est pas ce que je veux entendre. Décrivez-moi la situation d’Alsthom comme si votre père travaillait là-bas et qu’il soit inquiet pour son emploi. » Même si de l’avis général, c’est un bosseur acharné, « il n’est pas un homme de dossiers », avance Anita Hausser. Patrice Leclerc, conseiller général communiste des Hauts-de-Seine travaille avec Sarkozy, président du Conseil général. Et confirme : « Il s’en fout. Interrogé sur un dossier, il nous renvoie aux énarques qui l’entourent. Au final, c’est lui qui tranche. C’est un homme de symbole. » Conséquence, il ne s’exprime pas comme un technocrate, une des clés de sa différence.

Comment cet homme qui, depuis les cafés qu’il servait à la permanence de Neuilly, a toujours joué sa popularité sur le terrain, va-t-il s’y prendre pour conserver la main jusqu’à la lointaine échéance présidentielle ? Qui plus est à la tête d’un parti. Si l’on en croit un de ses proches à Bercy, il veut cultiver cette ubiquité travaillée sans relâche. Il va réfléchir à un projet politique, travailler aux préoccupations des Français et faire du terrain, explique-t-il en substance. Bref, poursuivre la course à la présidentielle. « L’Elysée est son objectif de chaque seconde », raconte Patrice Leclerc.

Nostalgique des flics

Mais comment continuer à draguer à gauche ? « A la tête de l’UMP, il va mécaniquement perdre en popularité, répond Stéphane Rozès. Etre au service d’un camp et, qui plus est, d’une formation politique n’est jamais gage de popularité. En outre le risque pour lui serait de se distinguer idéologiquement de Matignon et de l’Elysée par une posture libérale sur le plan économique alors que le pays ne l’est plus. Au sein même de la droite on est plus conservateur que libéral. » Le pronostic de Nicolas Domenach est un peu différent. « C’est un indocile et il va le montrer. Sa personnalité et son parcours le lui dictent. C’est un sacré défi et quand il en voit passer un, il le lui faut. » Il a effectivement déjà jeté les bases d’une forme de liberté vis-à-vis des usages. Les usages, Sarkozy les explique en préambule de sa profession de foi envoyée aux militants : « Bien évidemment, l’UMP doit soutenir le gouvernement et l’action du président de la République. » Mais il va au-delà. « Pour le faire avec efficacité, l’UMP doit être un espace de liberté, de créativité, d’ouverture », poursuit-il. On est prévenu. Les anecdotes spectaculaires ne manquent pas. Le 8 octobre dernier, à la sortie d’une rencontre avec le Medef, il se jette sur les flics : « A quel groupement appartenez-vous ? Avez-vous des problèmes ? Vous me manquez ! » lance-t-il à la manière d’un Jack Lang, ministre de la Culture perpétuel. Enfin, Nicolas Sarkozy va voyager. Quand il fait du tourisme, la France s’en souvient. C’est de New York qu’il est revenu avec la tolérance zéro dans ses bagages. 

 

Rémy Douat
Regards

La première partie 

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7 août 2005 7 07 /08 /août /2005 00:00

Le mode d'emploi de Nicolas Sarkozy : 1ère partie

 

 

Craint, adulé, inquiétant, trouble, populiste et populaire. Une ascension construite par le verbe et par l’acte.

54 % des Français veulent lui voir jouer un rôle important. Président ? Sarkozy occupe le terrain et impose son programme ultralibéral. Décryptage.

Par Rémi Douat

En 1995, après une trahison retentissante et mal encaissée, Jacques Chirac préconisait de se servir de Nicolas Sarkozy « comme paillasson ». Bosseur et omniprésent, tacticien et fin connaisseur de tambouille politique, le paria est, dix ans plus tard, le poids lourd de la vie politique française. 54 % des Français veulent lui « voir jouer un rôle important au cours des mois et années à venir ». Jacques Chirac entend barrer la route de l’étoile montante, notamment en le nommant ministre de l’Economie, fonction explosive où il est difficile de briller.

Puis lui a imposé de choisir entre le gouvernement et la tête de l’UMP. La guerre est ouverte et cela paraît bien lui convenir, lui qui n’a pas de meilleur moteur que la revanche. Dans son camp, Sarkozy est craint et adulé. Tour à tour interventionniste et libéral, permissif et autoritaire, il égare, soulevant par exemple les foudres des plus libéraux. A gauche, il inquiète. Des voix tomberont dans son escarcelle. Il sème le trouble, prend à contre-pied… pour ne servir qu’un camp, le sien.

Quelle est la recette d’une telle popularité ? D’abord, il use et abuse de la communication et d’aucuns assurent qu’il est « bon », même si certains observateurs qui le connaissent de près pondèrent le jugement. « Il a un talent de communication mais j’ai du mal à me l’expliquer, avance Anita Hausser, responsable du service politique de LCI. Il ne se renouvelle absolument pas et ses ficelles sont énormes. » L’expression est simple, on sait que l’homme n’aime pas les intellectuels et le leur fait savoir : « A vouloir expliquer l’inexplicable, on excuse l’inexcusable. » Une petite phrase, même dénuée de sens, fait l’effet brutal d’une formule frappée au coin du bon sens. Etre dans l’acte et non seulement dans le verbe, voilà son leitmotiv. Il s’exprime avec humour, ce qui conquiert l’assistance et affiche du mépris pour les intellos, ce qui le rapproche de cette « France d’en bas » chère à Raffarin. Ainsi pour parler du traitement par les socialistes de la « violence urbaine », il raconte dans un meeting que, quand les bus sont caillassés, les socialistes se réunissent avec des sociologues pour se demander « pourquoi les bus ? ». Mimiques, postures et gestuelles ponctuent son discours. On passe du rictus carnassier au sourire de gendre idéal. Les mains, quant à elles, possèdent une large palette d’expressions. Elles délimitent et tracent des espaces. Puis tranchent fermement.

Bon père de famille

« S’il est aussi apprécié dans notre pays, outre ses résulats en matière de lutte contre la délinquance, c’est plus sur sa méthode que sur le fond de ce qu’il propose, pose en préalable Stéphane Rozès, directeur de CSA et maître de conférences à Science Po Paris. Il a une grande capacité à repérer et dire ses problèmes puis à appliquer son choix dans les alternatives possibles. La plupart de ses collègues, de gauche et de droite, ont tendance à mettre en avant la contrainte et le peu de marge de manœuvre dont ils disposent. » Le principe, c’est de toujours laisser penser qu’une alternative est possible, quitte à briser certains tabous. La police souffre d’un manque de reconnaissance ? Alors ministre de l’Intérieur, il décide d’instaurer les « primes de résultats exceptionnels » dans la police nationale. Ceux qui pensent que les fonctionnaires doivent avancer à la récompense applaudissent. Aujourd’hui, alors que s’applique la première prime, le cafouillage est total et la levée de boucliers unanime dans les syndicats de policiers. Seulement, les caméras ont disparues, l’effet d’annonce s’est ajouté au crédit de Sarkozy et il ne sera a priori jamais débiteur du couac. Peu importe si son diagnostic a été trop rapide et l’alternative proposée en toc… Il a pu montrer qu’il savait trancher, c’est bien suffisant. Même principe envers le justiciable. La politique de criminalisation de la pauvreté doublée de petits arrangements avec les chiffres de la délinquance ont pu occulter à court terme les effets dévastateurs qu’ils ne manqueront pas d’avoir à long terme. Parfois, même quand les dégâts sont immédiatement perceptibles, c’est encore sa détermination qui émerge. Les prostitué-e-s ont été repoussés dans les bois, les bordels informels ou les réseaux internet… Bref, vers l’invisible, aggravant leurs conditions de vie. Même principe pour le camp de réfugiés de Sangatte. Super-Sarko, devant les caméras et à bord d’un hélicoptère, a pris le problème à bras le corps. Aujourd’hui, loin des médias, ces candidats à l’immigration errent dans les rues de Calais. Idem à Bercy, où, dans son intention de gérer le pays en « bon père de famille », il annonce l’éventualité de vendre une partie du stock d’or de la Banque de France ! C’est simple, concret et photogénique. Et coupe court à tout débat. « Cette posture correspond à une attente des Français, poursuit Stéphane Rozès. Le fondement de la crise du politique, au-delà du clivage gauche/droite, réside dans la perception des dirigeants, ressentis comme esquivant le souhaitable au nom du possible. Ainsi leur action apparaît uniquement comme une gestion, niant à leurs yeux la politique, la citoyenneté et même le vote. »

Etranger dans son pays

Nicolas Sarkozy entend renouveler le rapport à la politique. Où puise-t-il son inspiration ? La piste nord-américaine semble donner des éléments de réponse. Engagé dans un chemin rompant avec le gaullisme, cet atlantiste conduit sa com’comme un yankee en campagne. Il mange des pizzas, emmène sa petite famille en week-end à Disneyland et n’hésite pas à faire du jogging affublé d’un tee-shirt Mickey. Cécilia, omniprésente, elle aussi, joue à merveille son rôle de potentielle première dame. Outre-Atlantique, la presse l’aime déjà. « Le futur leader du parti de la majorité “centre droit” (sic) est l’homme politique français le plus américain que le pays ai jamais vu » se réjouit le Washington Times qui le pare de toutes les vertus et voit en lui un espoir de décrispation des relations avec les Etats-Unis. « Son attrait pour la culture populaire pourra séduire le jeune public », complète la journaliste américaine. Son credo, nager à contre courant. « J’ai beaucoup de respect pour Tom Cruise parce que je suis cinéphile », expliquait-il en marge de sa rencontre avec l’acteur américain. Et comme il aime la musique, Sarkozy évoque fréquemment sa passion pour Hallyday, Sardou et Barbevilien.

Lors de sa dernière visite aux Etats-Unis, il s’exprimait devant les étudiants de l’université de Columbia. « Le rêve des familles françaises, c’est que leurs enfants puissent aller dans les universités américaines. Quand nous allons au cinéma, c’est pour voir des films américains. Quand nous ouvrons nos radios, c’est pour écouter de la musique américaine. Quand nos enfants apprennent une langue, c’est l’anglais (…) Nous aimons les Etats-Unis », rapportait l’AFP. « Et si vous deveniez président ? », interrogent les étudiants. En substance, il donnerait plus de place au « mérite ». A cet égard Sarkozy se déclare sans détour comme « un étranger dans son propre pays ». « Moi, je n’étais pas destiné à avoir les belles places. Il a fallu aller les chercher », conclut Nicolas « fighter » Sarkozy. Il joue là en terre américaine un registre qui lui a beaucoup servi en France, notamment pour la justification de sa posture sécuritaire, place Beauvau. Qu’on ne lui parle pas de déterminisme social pour expliquer la délinquance puisqu’il est lui-même issu de l’immigration désargentée ! Un des rôles préférés de Cosette Sarkozy, fils du pauvre immigré hongrois. C’est vrai, la jeunesse ne fut pas facile. Maman était avocate, grand-père chirurgien et l’appartement du 17e arrondissement n’avait, avant le déménagement à Neuilly, que cinq pièces. Normal dans de telles conditions que les études n’aient pu être à la hauteur. Non seulement il redouble sa sixième mais en plus il ne fait pas l’ENA. Quoi qu’il en soit, même si la détresse de la famille Sarkozy était toute relative, le terme de revanche reste souvent attaché à son propos. Mérite et ascension sont pour lui les valeurs suprêmes... (A Suivre)

Rémi Douat - Regards 

 

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