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Pour preuve, un fidèle bras
Quand Karoutchi compare les méthodes des détracteurs du sarkozysme a des fascistes (si si il n'est pas à ça prêt) il fait montre d'une inculture navrante. Alors tout le monde sait bien qu'il ne croit pas un mot de ce qu'il raconte, mais quand même. Ressortir du formol une idéologie et un programme comme le fascisme pour défendre un président bling bling démoralisé, c'est signe qu'il ne reste plus grand chose avant la fin des haricots.
Quelle lune vont-ils aller chercher demain ? L'eugénisme ? Manque de bol ils soutiennent un type qui a mis les doigts dedans il y a pas longtemps et qui sentent mauvais.
La xénophobie au prétexte que Sarkozy est le fils d'un réfugié hongrois ? Manque de bol ils soutiennent un type qui ne s'embarasse pas de principes pour pourchasser des boucs émissaires faciles et ainsi engranger les voix et soutiens du FN.
Que va-t-il donc rester dans l'ordre du ridicule et du stupide le plus accompli pour sortir Sarkozy de la fange dans laquelle il a réussi (tour de force unique) tout seul à se mettre ?
Cette victimisation pitoyable est en plus à double tranchant. Quand on sait que Sarkozy a été élu en pillant les voix du FN on comprend vite qu'il ne faut pas trop jouer avec le feu. Evoquer le fascisme quand on a eu soi même besoin de soutiens qui sentent pas bon, c'est risible.
Et c'est un connaisseur qui le dit !
Un des fidèles serviteurs du grand maître de l'ordre de la Rolex et du Bling Bling, Yves Jégo (celui qui présente son blog sur une chaîne de télé mais n'en connait pas l'adresse) a ainsi été envoyé les deux rames à la main pour éteindre l'incendie dans la maison Sarkozy.
Il a donc été missionné avec quelques allumettes, qui en fait sont un lance flamme peu délicat.
Que nous a dit ce grand amateur d'objectivité et de Sarkolatrie qu'est Yves Jégo ? Attachez vos ceintures de caleçon, vous pourriez faire trois tours dedans sans vous en rendre compte.
Extraits de cette prose subtile et étudiée :
Parmi les 17 personnalités qui unissent leur voix -sans jamais citer nommément Nicolas Sarkozy-, figurent Ségolène Royal, François Bayrou et Dominique de Villepin. Outre l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, le président du MoDem et l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac, le maire de Paris Bertrand Delanoë, Jean-Pierre Chevènement, le député Vert Noël Mamère ou le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont signé le texte.
Dans un entretien paru samedi dans Le Figaro, Yves Jego affirme également qu'"on veut abattre le président de la République", et dénonce "une forme de complot politico-financier" et un "terrorisme intellectuel".
"Il y a d'un côté ceux qui désespèrent de la gauche, et qui, n'ayant plus d'armée officielle, veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays", affirme Yves Jego, interrogé sur la baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages.
"De l'autre côté, viennent s'ajouter ceux qui veulent garder leurs avantages acquis et qui ont peur du changement", ajoute-t-il.
"Il y a là une conjonction d'intérêts inédite sous la Ve République. C'est la première fois que l'on veut 'abattre' avec tant de force un président de la République alors qu'il n'y a pas de crise politique et sociale, ni même de grèves massives", juge-t-il.
Quant à la médiatisation de la vie privée du chef de l'Etat, il estime que "c'est plus que du harcèlement, c'est une forme de complot politico-financier qui ne s'appuie sur aucune justification rationnelle".
Pour lui, "avant, la presse était de connivence avec les présidents qui mentaient sur leur vie privée. Aujourd'hui, elle semble vouloir porter atteinte à celui qui dit la vérité sur sa vie privée".
"Nous verrons si l'opération de destruction a fonctionné, mais je sens qu'une réaction est en train de se produire", affirme Yves Jego.
"Ce terrorisme intellectuel malveillant suscite une révolte dans l'opinion, qui n'accepte plus cette méthode de lynchage permanent ".
Il est amusant de voir que les reproches faits à la presse ou à d'autres politiques qui ont l'outrecuidance de dire la vérité, sont en fait construits sur le principe du miroir.
Technique bien connue qui consiste à tirer le premier en reprochant à autrui ce que l'on pourrait se voir incriminer.
Les méthode staliniennes ne sont certainement pas du côté d'un président qui faisant fi du vote très majoritaire contre un texte l'a fait passer par la petite porte avec un bras d'honneur pour la démocratie.
Les méthodes staliniennes ne peuvent pas concerner un président invitant un dictateur sanguinaire pendant une semaine, parce qu'il pourrait acheter des gadgets pour quelques milliards de dollars (d'ailleurs il ne l'a pas fait comme cela était prévu, mais Sarkozy ne s'en vante pas)
Notre omniprésent président est impuissant pour changer ce qui doit l'être. Parler de conservatisme quand on recule devant quelques taxis en colère (et les pharmaciens ? et les notaires ?) ce n'est pas un peu prendre les français pour des imbéciles ?
Ces imbéciles ont une arme de destruction massive dans les mains : un bulletin de vote !
Voici ce que donnerait un reportage diffusé dans un avenir lointain si Nicolas Sarkozy parvient au bout de ses calculs politiques et électoraux. Le petit père des peuples a tellement de bonnes idées à mettre en oeuvre dans notre douce France.
C'est encourageant ! N'est-il pas ? Le 22 avril : VOTEZ !
Merci au Blog du Chi
Au secours ! Le propre de la folie c'est souvent qu'on ne sait pas qu'on en est atteint. Les français doivent ils être inquiets ? Jugez en plutôt.
Nicolas Sarkozy sait qu'il est fragile psychologiquement. Il a beaucoup de mal se contrôler et à ne pas tout casser quand il est contrarié. Les exemples sont nombreux et publics. On peut citer par exemple son énervement et ses menaces au cours de l'émission de France 3 "A vous de juger" récemment.
Alors il faut convaincre de disposer d'un esprit sain dans un petit corps. Le dire permet déjà de le faire croire. Et pourtant...
Michel Onfray, philosophe de haute tenue, l'a rencontré récemment à l'occasion d'une entrevue organisée par un périodique philosophique. A cette occasion il a pu juger du comportement du personnage. Extraits et morceaux choisis :
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Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à
canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d’assister à un interrogatoire musclé
arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
Je sens l’air glacial que transportent avec eux ceux qui, d’un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d’une
bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l’adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le
grand démagogue alors qu’on n’est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu’il les souhaiterait plus dangereuses, plus
mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d’autre chemin que dans cette série d’aveux de blessure. J’avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux
de mots, jets d’acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.
Si l’on veut être Président de la République, si l’on s’y prépare depuis le berceau, si l’on souhaite présider les destinées d’un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands
fauves de la planète, si l’on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l’on s’expose depuis des années en s’invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites,
parlées, photographiées, numérisées, si l’on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l’on aspire à devenir le chef des armées, si l’on doit un jour garantir l’Etat, la
Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu’on a juste à reprocher à son interlocuteur un
blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?
Car je n’ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d’avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très
récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d’une
trentaine d’années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c’était d’ailleurs pour ces
raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi….
Il me semble qu’à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l’intérieur, l’animal politique haut de gamme laisse le pas à l’homme, fragile, inquiet,
ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d’un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l’esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour
s’accorder le luxe d’une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l’effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de
lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit
qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’Etat, puissent gouverner celui qui règne !
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d’homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu’il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu’elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n’avoir pas à s’arrêter sur lui-même.
Retrouvez l'ensemble sur le blog de Michel Onfray
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