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27 décembre 2005 2 27 /12 /décembre /2005 10:00

Quel talent ! Cette plume mérite le détour. Sarkophage vous propose un texte dont il n'est pas l'auteur, mais un fervent admirateur.

Ou comment résumer en quelques mots l'essence d'une carrière politique battie sur le vide intersidéral. Transformer une formalité en victoire éclatante et retentissante. Faire croire à sa créativité et à sa compétence, alors qu'on n'a rien à proposer de cohérent et de sensé. D'ailleurs Sarkophage attend toujours qu'un populiste soit capable de montrer que Sarkozy a un bilan. Pour l'instant à part un grand blanc, il n'y a rien. Et pourtant quelques uns s'y sont essayés.

Vous trouverez l'original ici : Sarkozy la Louze

 

Sarkozy la louze

par Olivier Vermert

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? On voudrait nous faire peur ? Nous faire croire que le croquemitaine Sarkozy a une chance d’être élu Président de la République en 2007 ? N’importe quoi. Sarkozy est un loser.

Du bon usage de la méthode Coué en politique : pour lui et pour les autres. Quand Sarko déclare le 18 septembre dernier, à la suite d’élections partielles en France, que « les brillantes réélections tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat confirment que l’Union pour un Mouvement Populaire est incontestablement la première force politique de France », il veut dire qu’il est bien content d’avoir échappé à une déculottée supplémentaire mais que ça a été ric-rac, à considérer par exemple le score minable de l’ancien ministre Marc-Philippe Daubresse (époque Raffarin) : réélu député du Nord avec 53,23% des suffrages et 70,28% d’abstention. Et quand le lendemain, après les élections législatives en Allemagne, il envoie la note de félicitation suivante à Angela Merkel : « la confiance que t’ont témoignée les électeurs allemands confirme que les idées et les valeurs que nous partageons sont justes », Sarko exagère juste un poil sur la confiance des électeurs : 225 sièges pour les idées que partagent Angie et petit Nicolas, 222 pour les socialisses presque à gauche.

La méthode Coué qu’il utilise pour ses petits camarades est surtout valable pour lui. Et ça fonctionne : à force de matraquage, à force d’être toujours derrière la porte qu’ouvre le journaliste, il réussit à convaincre jusqu’à ses pires ennemis que son chemin passera par l’Elysée.

Bien sûr, Sarko a quelques vrais amis, et même un fan-club qui applaudit la niaque réformiste du tribun et la modernité de son langage. On trouve des post-adolescents pour grossir les rangs des « jeunes Populaires » qui viennent là dans l’espoir de rencontrer d’autres puceaux, parce que si on doit compter sur les réunions de catéchèse pour découvrir la vie ce n’est pas demain qu’on va rompre avec la veuve Poignet. Chers petits. Il n’y a pas que le sexe dans la vie. Il y a aussi la politique, ouvrez les yeux.

Oui : Nicolas est sorti vainqueur de quelques batailles électorales. Surtout celles qui étaient gagnées d’avance.

En 1983, ce ne fut pas très difficile de s’emparer de la mairie de Neuilly avec la bénédiction du grand manitou de l’époque, Charles Pasqua. Pour ceux qui l’ignorent, le dernier militant de gauche déclaré dans cette ville de bon goût a été tartiné de goudron et de plumes puis banni à coups de pieds dans les fesses voilà fort longtemps.

Passons sur les méga-scrutins de liste (Parlement Européen) ou de copinage (présidence du Conseil Général des Hauts de Seine), toujours favorables à l’ambitieux qui serre les bonnes paluches.

En 2004, Sarkozy se fait élire à la tête de l’UMP avec un score Saddam-Husseinien. Ouf, quelle bataille ! Quel suspense ! Les deux ou trois clampins qui s’étaient présentés face à lui pour donner une épaisseur démocratique au scrutin en ricanent encore.

Ces grandes victoires permettent justement à Monsieur de donner des leçons de démocratie. Et vas-y que je pérore. A bien y regarder, il s’agit surtout de bloquer ses adversaires avant l’expression démocratique et tous les coups sont permis. Si je me débarrasse de Le Pen avant 2007 je récupère ses électeurs, pense le Croquemitaine qui attaque le Front sur tous les fronts. Par le programme et par derrière. D’où cette volonté subite de rendre publics les 500 parrainages indispensables à chaque candidat. Dans le même genre, c’est uniquement parce que le président de l’UMP se sent puissant au sein de son parti qu’il réclame des primaires pour faire la nique à Galouzeau.

 

 

Revenons à l’Histoire. Sarkozy a été bien inspiré de soutenir Balladur en 1995. C’est ce qu’on appelle la vista du loser.

 

Avec le hold-up de Chirac en 2002, voilà notre héros gonflé d’orgueil qui sort du purgatoire et commence à s’agiter. Rappelons quand même que le 21 avril, seuls 13,75% des électeurs inscrits choisissaient l’UMP. Notre héros va perdre les Régionales, comme tous ses copains de l’UMP, les Européennes, comme tous ses copains de l’UMP, le référendum sur la Constitution européenne, comme tous ses copains de l’UMP et autres acolytes de la Une de Paris-Match. Et c’est ce mec-là qu’on présente comme un winner.

Ajoutons qu’il a perdu un scrutin supplémentaire tout seul comme un grand : le référendum sur la réforme institutionnelle en Corse. Vous vous souvenez, en juin 2003, Raffarin et Sarko debout sur des chaises en plastique, essayant de s’exprimer sous la bronca des manifestants à leur arrivée à Bastia ? Un grand moment.

La louze. Guillaume Sarkozy, le frangin, a perdu son combat pour la présidence du MEDEF au début de l’été 2005 avant de déposer le bilan de sa PME ("Tissage de Picardie") quelques mois plus tard. Y aurait-il une malédiction sur cette famille, un peu comme des Kennedy sans Marilyn ?

Voilà le paradoxe : Sarko est partout, mais il n’ira nulle part.

A dire vrai, la méthode Coué bat de l’aile. Même les médias tentent de prendre du recul et s’interrogent sur le traitement par « les médias » (c’est-à-dire les confrères) des déboires sentimentaux ou des maux de tête du Ministre de l’Intérieur. Déboires dont tout le monde se tamponne, y compris le voleur de bicyclette multirécidiviste à qui l’Etat va bientôt imposer de porter un bracelet de cheville, ou la petite fille raflée dans son école maternelle avant d’être reconduite à la frontière. C’est une mise en abyme qui préfigure la chute. On parle toujours autant de Sarkozy mais c’est pour dire qu’on va bientôt finir d’en parler. Le fait est qu’il quitte les pages au fur et à mesure que Dominique Galouzeau de Clayderman, le grand poète des supermarchés politiques, les investit. Lui non plus n’a aucune chance, mais on évoquera son cas une prochaine fois.

Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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Ecrit par Sarkostique anti sarkozy - dans Biographie de Sarkozy
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commentaires

plumedemarque 14/03/2006 15:16

arrivé par hasard, je trouve dommage que la biographie ne soit pas exacte sur les faits

magie terrestre 05/02/2006 23:10

Bon, pas grand chose à dire sur cet article, un simple commentaire général sur le blog :
J'adore! Caustique, déraisonnable, non politiquement correct, bref, enfin de l'humour à mon goût. Bienvenu dans mes nouveaux favoris! Bonne continuation.

glanausée 30/12/2005 12:54

sinon j'ai rien contre les bristish, je vais souvent à londres, eux non plus n'ont rien contre les frenchies vu le nombre d'anglais qui vivent désormais chez nous, mais à terme personne n'aura le monopole de la paix sociale, la violence sera mondiale, il s'agit d'intervenir avec discernement, ce qui n'est pas la caractéristique du bileux ...

glanausée 30/12/2005 12:36

tariec
t'en fait pas Tariec,sarko va sauter sur l'occasion et généralisera ce balisage des plaques, soit disant pour le terrorisme et les traffics...
tout comme l'interdiction du port de la casquette dans les centres commerciaux anglais...

bernard 30/12/2005 00:54

..Naboléon - La Prophétie !!!
En l'an de grâce 451, ATTILA, roi des Huns, dit le Fléau de dieu envahissait la Gaule, avec à ses côtés Genséric, roi des Vandales. Il pilla Metz et assiégea Orléans. Heureusement une union sacrée des forces vives de gaule et d'occident permit de le faire battre en retraite (rappel :Huns-->Hungary = Hongrie) !!!

En 2004, Un lointain descendant dudit barbare dit Naboléon le hongrois ou encore le Fléau des banlieues s'auto-proclame empereur des néocons français et s'annonce comme prétendant au trône de france !!!

Ledit sarkoléon ne s'attendait nullement à ce que ces impériales prétentions barbaresques n'allaient susciter que mépris du peuple de france et surtout qu'une nouvelle union sacrée à la gauloise aurait finalement bien raison de sa barbarie, en 2007 !!!
Saint bernard, pour vous servir !

Court Forrest !

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