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18 juillet 2005 1 18 /07 /juillet /2005 00:00

Le marché de Sarkozy, service public compris

Le président de l'UMP est favorable à l'ouverture à la concurrence et prône un service minimum.

Les 5 millions de fonctionnaires étant aussi des électeurs, Nicolas Sarkozy a d'abord pris soin de les caresser dans le sens du poil : «L'UMP ne pense pas, et n'a jamais pensé, que le marché pouvait tout faire [...]. Personne, à l'UMP, ne souhaite remettre en cause la conception française du service public», a-t-il expliqué hier lors d'une convention thématique de l'UMP sur les services publics, à Paris. Une fois posé ce préalable qui vise à éviter toute «caricature» du discours de la droite sur la fonction publique, Sarkozy est entré dans le vif du sujet : la nécessaire ouverture des services publics à la concurrence.

«Il y a deux manières de tuer le service public : celle qui consiste à tout confier au marché, et celle qui consiste à ne rien vouloir changer, a-t-il poursuivi. La vérité, c'est qu'au cours des vingt dernières années, le marché a fait davantage pour les services publics que l'immobilisme.» Et le président de l'UMP de citer en exemple la libéralisation du marché des télécoms qui aurait «amélioré la qualité du service, enrichi l'offre, réduit les prix et développé l'innovation».

En organisant hier un raout consacré aux services publics, le ministre de l'Intérieur a voulu faire quelques propositions chocs dans un domaine où le gouvernement de Dominique de Villepin se montre pour l'instant prudent.

A commencer par l'instauration immédiate d'un service minimum dans les transports publics en cas de grève. «C'est sur cette proposition que nous avons été élus en 2002, je ne vois aucune raison d'y renoncer», a lancé Nicolas Sarkozy sous les applaudissements des 200 cadres et parlementaires présents dans les sous-sols de l'Assemblée nationale.

L'autre sujet chaud du moment concerne la disparition des services de l'Etat en milieu rural. Tout en confirmant le moratoire de six mois sur les fermetures d'administrations locales, le patron de l'UMP a estimé qu'«il faut restructurer tous les services publics en même temps» pour aboutir à une cohésion entre les différents territoires concernés. Il n'a pas non plus hésité à employer un «gros mot», celui de «discrimination positive», qu'il veut appliquer au profit des zones les plus enclavées.

Après avoir laissé la parole à un aréopage d'économistes et de chefs d'entreprise militant pour une libéralisation des services publics, Nicolas Sarkozy a finalement livré le fond de sa pensée sur la manière de gérer les fonctionnaires. Pour leur permettre d'«affronter la compétition mondiale» et de basculer dans une «culture de la performance», il a d'abord tiré à boulets rouges sur leur patron l'Etat , qualifié de «plus mauvais employeur de France». Puis l'ancien locataire de Bercy a proposé deux réformes : un «système de rémunération à trois étages», avec un traitement indiciaire de base, une prime liée à la difficulté du poste et une prime liée aux performances. Et un encouragement à la mobilité «en levant les barrières que constituent les corps» de la fonction publique. Une révolution statutaire que les syndicats de fonctionnaires ne semblent pas près d'accepter.

Nicolas Sarkozy a fini la journée en affirmant qu'il fallait aussi «profiter des départs à la retraite pour réduire le nombre de fonctionnaires». Initialement, en 2002, le gouvernement avait envisagé de ne remplacer qu'un départ sur deux. «Mais le taux de renouvellement en 2006 sera de 92 % !», se lamentait hier un conseiller du ministre. Sous-entendu : l'exécutif ne tient pas ses promesses. Le chef de parti, Nicolas Sarkozy, devrait en parler au ministre Nicolas Sarkozy, numéro 2 du gouvernement.

Thomas LEBEGUE - Libération - 8 Juillet 2005

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Que faut il penser de tout cela ?

Nicolas Sarkozy et tous les néo-libéraux, qui n'ont qu'un mode de fonctionnement possible : le marché, rien que le marché, ont oublié une partie des données concernant l'ouverture des services publics à la concurence.

Tant mieux d'ailleurs pour eux, car le "tout marché" est une illusion qui fait très mal.

Il ets facile de ressortir les exemples récents : la Californie et son manque d'électricité dans des moments critiques, car tout a été privatisé. Les hôpitaux de nombreux pays voisins qui ne sont pas capables de soigner les gens (ils viennent chez nous !) L'acheminement de l'eau qui ne se fait plus correctement ....

Le but des néo-libéraux est simple : supprimer toute règle qui enfreigne la "libre entreprise". Cela n'a de sens que si l'on souhaite une économie qui soit au service de rien. L'économie qui n'est pas au service de l'homme n'est pas une économie, mais une tyrannie.

Combien de "tyrans" en devenir le souhaitent ? Combien d'hommes s'illusionnent avec les pseudos vertus d'un système pervers et destructeur ?

Le Petit Nicolas Sarkozy fait partie de ceux là ! L'effort intellectuel est quasi nul. Il n'y a pas besoin de chercher de solution : laissons faire la nature ! Laissons faire l'homme avec ses aspirations les plus archaïques.

Combien sont ceux qui applaudissent ce système mort avant même d'avoir existé ? Un système qui n'apporte aucun progrès mais fait revenir à l'age de pierre : j'ai une plus grosse massue que toi, donc je t'assome ...

Nicolas Sarkozy dans la Guerre du feu .. C'est encore la meilleure chose qui puisse lui arriver pour qu'il se rende compte de sa bêtise .. et les sarkophiles avec.

Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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Ecrit par Sarkostique le blog anti sarkozy - dans Grands projets Sarkozyens
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commentaires

sarko 25/11/2005 23:30

Sarkophage,
je déplore que tu n ai pas de propositions a faire. La est ton drame le plus manifeste je pense.
"Le but des néo-libéraux est simple : supprimer toute règle qui enfreigne la "libre entreprise". "
C est vrai que c est idéal.
Mais rassure toi :
en effet 70% des jeunes revents d embrasser la fonction publique
L avenir est aux jeunes non ?
Donc l'avenir est a la fonction publique????
Lorsqeu l etat aura emprunté sur me dos de dexu generations l argent pour payer les ofnctionnaires, qui ne produisent pas , je te rappelle, que les moins idiots des françaus seront partis au Quebec pour s éclater, ou en Angleterre aussi...pas mal de cadres tres bien formés y vont de plus en plus nombreux, surtout les gars de l Est (en plus eux ne sont pas musulmans..ouf!!!) Que feras tu Sarkophage?
Tu construiras une muraille, remettra tout le monde aux travaux des champs ?
Sois Serieux ami !
La France est déjà à l image des US, car multiculturelle multiconfessionnelle raciste extremiste (laiciste) armee (gangs armés, paysans chasseurs armés...)
Il n y a plus que moi qui ne suit pas armé, bientot boudhiste-catho, ecolo de droite et realiste sur la notion de marché (forcement mondial desormais)
Probleme : le fonctionnaire ne s'exporte pas : c est trop bete !!
A te lire sur http://sarko.blogmilitant.com

Court Forrest !

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