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6 juillet 2005 3 06 /07 /juillet /2005 00:00

Tout est bon pour conquérir l'Elysée. Dans l'avion qui le ramène d'Aurillac, Nicolas Sarkozy s'empare de Paris-Match. Il s'attarde sur le sondage, un de plus, qui le donne largement vainqueur de la prochaine présidentielle ­ «Qui parle encore d'une candidature de Jacques Chirac ? Personne. Ce n'est plus un adversaire», dit-il. Puis il tourne la page et tombe sur une photo de lui et de sa femme, Cécilia. Il lève les yeux au ciel, pose l'hebdo d'un air désabusé. «Pourquoi ont-ils ressorti une photo vieille d'un an et demi ?, s'interrogeait-il peu auparavant. Pour faire vendre. Et ce sera quoi la prochaine fois ? Ma nouvelle copine ? Mais bon, c'est comme ça : je fais vendre.» Le nombre de couvertures qui lui sont consacrées cette semaine (lire ci-contre) semble lui donner raison. Pas de quoi cependant émouvoir l'homme politique le plus médiatisé de France. Ni sa garde rapprochée, qui rigole de voir la presse à ses basques : «On fera encore mieux la semaine prochaine !», sourit son lieutenant Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales, qui l'accompagnait hier dans le Cantal.

Monica et Jean. N'assumant qu'à moitié son statut de nouvelle star people, le ministre de l'Intérieur fait donc mine de désapprouver les articles sur sa vie privée. Avant de s'empresser de raconter à qui veut l'entendre qu'il vient de dîner avec Monica Bellucci («moins belle qu'on ne le dit»), ainsi qu'avec ses copains de toujours, Jean Reno et Christian Clavier. Mercredi, c'est Michel Blanc qui est venu à son tour se sustenter place Beauvau. «Avec les acteurs, on se comprend, lâche-t-il. On ne fait pas le même métier mais on a le même public.» Comme pour un comédien, il espère que l'étalage de sa vie privée va se retourner à son profit : «Avec tout ce qu'on écrit sur moi, les gens disent que je vais craquer. ça crée de l'affect. Avant, on parlait de mon ambition personnelle. Maintenant, on parle de mon humanité.» Bref, tout serait bon à prendre dans la médiatisation. Même ­ et surtout ­ les critiques qui visent ses dérapages populistes sur le «nettoyage» de la cité des 4 000 à La Courneuve, ou sur le juge qui doit «payer» sa faute pour avoir libéré l'assassin de Nelly Crémel. «Je ne vise pas l'électorat du FN, je l'ai déjà. De toute façon, les journalistes se sont toujours trompés dans leur analyse politique.» Un récent sondage indique pourtant que les Français le jugent plutôt «excessif» ces temps-ci... «Le même sondage montre que deux tiers des Français me trouvent proche de leurs préoccupations, rétorque le président de l'UMP. C'est ça qui compte

Tête-à-tête. Nicolas Sarkozy ne regrette rien. Bien au contraire. En véritable Premier ministre bis, il est décidé à parler de tous les sujets quand il lui plaît. Avec ou sans l'aval de Dominique de Villepin. Jacques Chirac lui-même semble lui reconnaître un statut particulier puisque le chef de l'Etat le reçoit désormais en tête-à-tête une fois par semaine, le lundi matin. Si l'opération visait à calmer son ministre, c'est raté. Prochain sujet explosif : les services publics, qui étaient l'objet de sa visite dans le Cantal, et qui seront au centre de la prochaine convention thématique de l'UMP prévue le 7 juillet. Puis ce sera l'Europe, les institutions, l'économie... Autant de questions qui ne relèvent pas du ministère de l'Intérieur mais qu'il est nécessaire d'aborder avant de se présenter à l'Elysée. «Si j'arrête, dit Sarkozy, on risque de se retrouver avec un second tour extrême droite-extrême gauche.» Avant sa sortie du gouvernement, annoncée pour fin 2006, le premier flic de France veut continuer à imposer son tempo à la majorité et aux médias. Et quand on lui demande ce qui pourrait l'empêcher de devenir président de la République, il n'a qu'une réponse : «Moi

 

Hélicoptère. Hier, coiffant sa casquette de ministre chargé de l'Aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy s'est concocté un parcours quasi présidentiel, visitant ici une école, là un hôpital ou une gendarmerie, s'entretenant avec des enseignants, des syndicalistes, des agriculteurs... Le tout en hélicoptère et en moins de quatre heures, ponctué par cette formule choc : «La Courneuve, le Cantal, même combat !» Mais le mot de la fin est revenu à une élève de CE1, scolarisée dans la commune de Condat, à qui son institutrice demandait à quoi pouvait bien servir un ministre de l'Intérieur. Réponse de la fillette : «C'est celui qui fait le ménage à l'intérieur de l'Elysée.» Bien vu.

 

 

 Thomas LEBEGUE Libération - 1er Juillet 2005

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Ca y est ca le reprend ! Cette sournoise maladie coriace se manifeste à nouveau. Sarkozy montre son projet, son but, le pourquoi de sa vie : L'Elysée. Toute son énergie est tournée et axée vers le palais présidentiel.

Pas de pudeur, pas d'intelligence dans le propos. Du calcul, du cynisme et un brin de sincérité : Français je vous e........, vos problèmes ne sont qu'un moyen pour moi de me faire élire.

Une fois élu, vous pourrez toujours demander à la Lune de vous aider... Je ferai comme Chirac : un sonotone dans chaque oreille pour être sur de ne rien entendre.

Le degré zéro de la politique est magistalement franchi. La France regarde, la France applaudit ...

Beurrrrkkkkkk

Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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Ecrit par Sarkostique blog anti sarkozy - dans Sarko et les médias
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commentaires

Sarkophage 23/07/2005 10:15

Merci d'éviter les comparaisons scatophiles !
Cela dit je peux comprendre votre énervement ...

Sarkoph@ge

résistant de la premiÚre heure 22/07/2005 23:32

Sarkozy nous chie dessus et nous ont va voter pour lui! J'espére trés sincérement que nous ne feront pas la bétise d'élire quelqu'un petit, aigri, frustré avec un égo démeusuré et un appareil de propagande rodé. Une personne ignoble prêt a tout pour servir sa personne dans ces temps si dure; et déjà on commence à montrer les étrangers comme le problème à resoudre et la solution désignée. Mais au fait cela ne vous rappel pas quelqu'un que nous les plus jeunes n'avont connu qu'au travers des cours d'histoire.

Lionel 06/07/2005 16:24

Bravo pour votre site !

S. 06/07/2005 15:40

"Le marxisme et le national-socialisme ont en commun leur opposition au libéralisme et le rejet de l'ordre social et du régime capitaliste.
Les deux visent un régime socialiste."

Ludwig von Mises

Court Forrest !

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