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Nicolas Sarkozy ne fait pas dans la dentelle. Plus c'est gros, plus le téléspectateur de TFN a de chances de bénir cet homme, sauveur de la France et du Monde !
Dans une démocratie on peut dire beaucoup de choses. C'est l'un des fondements du régime, en opposition au totalitarisme.
Pour autant, cette liberté de parole ne doit pas nuire aux autres.
Qu'a fait le petit Nicolas Sarkozy dernièrement ?
Il a tiré à vue sur un juge qui a eu le malheur d'appliquer la loi, à la lettre. Le Petit Nicolas Sarkozy préfère-t-il l'état de non-droit genre république bananière ?
La réplique est simple, l'argumentation facile, laissons la parole à Arnaud Montebourg, qui règle son compte en deux temps trois mouvements :
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Vendredi 24 juin 2005, 8h01
Montebourg (PS): les propos de Sarkozy sont un "abus de pouvoir"
PARIS (AFP) - Le député PS Arnaud Montebourg a jugé jeudi que les propos du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy sur la justice étaient "une dangereuse mise en cause de la séparation des pouvoirs" et constituaient "un abus de pouvoir et une violation de la Constitution".
"M. Sarkozy a abusé de sa parole et de ses pouvoirs", a écrit le député de Saône-et-Loire dans dans un communiqué. "Un ministre de l'Intérieur est un gardien de la paix civile. Il n'est pas un professeur de vengeance publique", a-t-il poursuivi.
Pour M. Montebourg, "le ministre de l'Intérieur ne peut pas juger lui-même qu'un magistrat a commis une faute, surtout lorsqu'il s'agit d'un tribunal ayant rendu une décision collégiale à trois magistrats, sans porter atteinte à l'indépendance de la justice".
"Si le gouvernement juge que la responsabilité des magistrats est engagée dans la libération de ce criminel, qu'il saisisse l'autorité chargée d'apprécier la responsabilité des juges et de statuer sur le plan disciplinaire, le Conseil Supérieur de la Magistrature", écrit-il.
M. Sarkozy avait déclaré mercredi que le juge qui a remis en liberté un des meurtriers présumés de Nelly Crémel devait "payer" pour sa "faute", précisant avoir saisi Jacques Chirac de cette question.
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Comment peut-on réclamer la justice et la mépriser ainsi ? Comment peut-on condamner la violence et en faire usage à tout bout de champ ? Il faut demander au Petit Nicolas Sarkozy. C'est un paradoxe ambulant.




















