Le président Trouillard ne va pas bien. Celui qui a bati son fond de commerce sur l'échange informel avec le
français moyen, perd justement tous ses moyens.
Le prétexte cette fois ci énoncé est grotesque. Il ne parle même plus de surcharge de travail (pour cela d'ailleurs
il faudrait travailler) mais de la volonté de ne pas rencontrer des grévistes. Avec un sous entendu très subtile : moi je ne serre la pogne que de ceux qui sont sur la chaîne.
En fait, derrière ces excuses qui ne convaincraient pas un gamin de 5 ans, se profile une angoisse profonde : se
faire invectiver par un ouvrier pas fin et une fois de plus faire la risée de la France entière.
Sarkozy use des mêmes ficelles qu'à Gandrange. Et ce sera le même résultat : les mouchoirs et la porte pour les ouvriers floués.
Les ouvriers de Renault l'auraient étrillé sur place à coup de phrases assassines. Il a flairé le danger. Et en
courageux qu'il est, préféré battre en retraite.
Une idée de cadeau pour Noël : le trouillomêtre plaqué or pour notre marquis de la faillite. Le roi de la récession
et de la banqueroute générale.