Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 12:16

La petite histoire se suffit à elle-même ... Si l'auteur se reconnait qu'il se signale pour être crédité.

--------------------------------------------

Nicolas SARKOZY meurt accidentellement...

Il est accueilli au Paradis par Saint Pierre qui lui dit :

- Bienvenue. Cependant, nous devons régler un petit problème. Nous voyons si rarement des chefs de parti, ici que nous ne sommes pas certains de ce que nous devons faire de toi. Le Grand Patron veut que tu passes un jour en Enfer et un jour au Paradis. Tu devras ensuite choisir l'endroit où tu voudras passer l'éternité.

- Mais j'ai déjà décidé, je veux rester au Paradis.

- Je regrette, mais nous avons nos règlements.

Saint-Pierre conduit Nicolas SARKOZY vers un ascenseur qui le conduit en Enfer.

Quand la porte s'ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y fait un parfait 25 degrés. Au loin se profile un superbe club house. A l'avant de l'édifice se trouvent son papa ainsi que Le Général De Gaulle, POMPIDOU.

Tous ces beaux personnages s'amusent, heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.). Ils accourent à sa rencontre, l'embrassent et se mettent à brasser leurs souvenirs d'antan et leurs débats homériques (ha! ha!).

Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar. Le Diable offre même une consommation glacée.

- Bois donc ce Margarita et relaxe un peu, Nicolas !

- Euh, ben, je ne peux plus boire, j'ai fait un serment.

- Voyons, mon garçon, c'est l'Enfer ici. Tu peux boire et manger tout ce que tu veux sans t'inquiéter . À partir de maintenant, ça ne peut qu'aller de mieux en mieux !

Nicolas SARKOZY boit son cocktail et commence à trouver le Diable sympathique. Il est gentil, raconte de bonnes blagues, aime aussi jouer de bons tours, etc.

Ils s'amusent tellement qu'ils ne voient pas le temps passer. Arrive pourtant l'heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Nicolas SARKOZY prend l'ascenseur qui monte vers le Ciel.

Saint-Pierre l'attend à la sortie.

- "C'est maintenant le temps de visiter le Ciel" , lui dit le vieil homme, en ouvrant la porte du Paradis.

Pendant 24 heures, Nicolas SARKOZY doit frayer avec Jean Moulin, Jean Jaurès, le promeneur du Champ de Mars et toute une confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que l'argent et qui se traitent l'un l'autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou une seule blague cochonne; pas de « club house » mirobolant mais un resto ordinaire Etant donné que ces gens sont tous pauvres, il ne rencontre aucune connaissance, et il n'est pas reconnu comme quelqu'un d'important ou de spécial ! Pire ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle que de «paix éternelle » et ne cesse de répéter ses insipides rengaines « Chasser les marchands du Temple, il sera plus difficile à un riche d'entrer dans mon royaume qu'à un chameau de passer par le chas d'une aiguille, etc.» La journée terminée, Saint Pierre revient...

- Alors, Nicolas, tu dois maintenant choisir.

Nicolas SARKOZY réfléchit pendant une minute et répond :

- Bien, je n'aurais jamais pensé faire ce choix. Hum? Bon, je trouve le Paradis «intéressant», mais néanmoins je crois que je serais plus à l'aise en Enfer avec mes amis.

Saint-Pierre l'escorte alors jusqu'à l'ascenseur et Nicolas SARKOZY redescend jusqu'en Enfer.

Quand les portes s'ouvrent et il se retrouve au beau milieu d'une grande plaine brûlée et stérile, couverte de vidanges et de déchets toxiques industriels. Il est horrifié d'apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui ramassent des déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs.

Ils gémissent de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et leurs visages noirs de saleté. Le Diable s'amène, mettant son bras velu et puant autour des épaules du nouveau.

- Je ne comprends pas, balbutie Nicolas SARKOZY en état de choc, lorsque j'étais ici hier, il y avait un terrain de golf et un « club house »; nous avons mangé du homard et du caviar et nous nous sommes soûlé. On s'est envoyé en l'air comme des lapins et on s'est tous follement amusés.

Maintenant, je ne vois qu'un désert rempli d'immondices et tout le monde a l'air misérable.

Le Diable le regarde, lui sourit sournoisement et lui susurre à l'oreille :

- Hier nous étions en campagne électorale; aujourd'hui, tu as voté pour nous !

---------------------------------------------

 

Sarkostique le Sarkozy blog officiel satirique 

 


Newsletter   
   

Partager cet article

Ecrit par Sarkophage - dans Sarkostique
commenter cet article

commentaires

dijor 18/10/2006 12:26

enorme blague!! et gros site decouvert seulement..... hier.... on peut dire que sarko est un emerde sur ton site sans se faire censurer???

Thucydide 01/03/2006 09:25

Merci John, tu apportes de l'eau à mon moulin !

john 28/02/2006 23:55

QUI EST EN FAIT CE JACQUES de GUENIN, que notre ami T. voit comme le nouveau gourou du libéralisme…
Jacques de Guenin est ingénieur de l'École des Mines de Paris et Master of Sciences de l'Université de Berkeley (Californie)
Il a travaillé 22 ans dans le pétrole (Exxon), puis 12 ans dans l'automobile (PSA Peugeot-Citröen). Il était un des dirigeants de PSA avant sa retraite en 1993.
Il a vécu,travaillé ou voyagé dans une cinquantaine de pays. Mais il est toujours resté proche de son village de Saint-Loubouer. Il en a été conseiller municipal de 1977 à 1989. Il en a été le maire de 1995 à 2001.

Quelques extraits choisis de la "Mise à Jour Américaine"(Compte rendu de la soirée du 20 septembre 2003 avec Jacques de Guenin -Lumières Landaises n° 49).

LES COMMENTAIRES ME PARAISSENT INUTILES…


« Au cours de son exposé, Jacques de Guenin a essentiellement parlé de la politique américaine. Les questions de société, comme les minorités, les niveaux de vie, la nourriture et l'obésité, la conduite automobile, la peine de mort, le superbe isolement devant certains traités comme celui sur l'interdiction des mines antipersonnels, ont été discutés sous forme de Questions-Réponses pendant la deuxième partie de la soirée Nous ne reproduisons ci-dessous que l'exposé sur la politique.

/…/

Enfin la quatrième raison est que les journalistes ou les hommes politiques qui ont pignon sur rue se croient autorisés à prédire l'avenir, et affirment ainsi des choses qui ne se produisent pas forcément, mais qui sont considérées sur le moment comme des informations et non comme des supputations. Si lesdites prédictions ne se réalisent pas, il n'y a aucune sanction, parce que les gens ont eu le temps d'oublier.

C'est ainsi que l'on a beaucoup entendu, juste avant que la guerre n'éclate, cinq prédictions que l'avenir a ridiculisé sans que leurs auteurs en souffrent le moins du monde :

Les américains vont s'embourber en Irak pendant des mois, voire des années, et cette guerre va faire des centaines de milliers de mort. 500 000morts et blessés, annonçait une étude de l'ONU; entre 48 000 et 260 000 morts selon Medact, une ONG nobélisée et fréquemment citée; 200 000 morts, assurait le ministre allemand del'Environnement Jürgen Trittin.

C'est le contraire qui s'est produit :
la guerre a duré trois semaines et a fait quelques milliers de victimes, pas quelques centaines de milliers. Aujourd'hui, les meilleures estimations des décès, toutes nationalités confondues, oscillent entre 4000 et 6000 non-combattants, et entre 10 000 et 15 000 combattants. Il faut noter au passage que l'usage d'armes de haute précision et de règles d'engagement précises a permis de réduire la proportion des pertes civiles par rapport à tous les conflits antérieurs.

En ce qui concerne les américains, il y a eu au total 63 morts au combat entre le 19 mars et le 30 avril, et 29 morts dans les accidents. Depuis, il y a environ un soldat tué tous les deux jours sur un contingent de 146 000 hommes.

/.../

Une guerre civile va éclater dans le pays. Les dirigeants arabes en particulier ont dénoncé la déstabilisation que ne manquerait pas de provoquer l'action armée en Irak, et les affrontements qui en résulteraient entre les différentes communautés ethniques et religieuses. Pourtant, malgré des escarmouches localisées lors du retour des Kurdes dans les grandes villes au nord de l'Irak, les troupes de la coalition sont parvenues à éviter tout affrontement entre collectivités. De plus, le Conseil de gouvernement transitoire représente chaque composante ethnique, politique et religieuse que compte le pays et s'efforce de désamorcer les facteurs belligènes.

/.../

L'économie mondiale sera ravagée par la hausse du baril de pétrole.

Certains journaux économiques avaient annoncé un prix au baril pouvant atteindre les 80 dollars; la société de gestion Goldman Sachs apour sa part estimé que le baril devrait osciller entre 41 et 46 dollars. En réalité, le prix du pétrole afortement diminué dès l'ouverture du conflit : le Brent 38, qui coûtait en moyenne 31 dollars en mars, est ainsi passé àmoins de 25 dollars en mai, pour ensuite se stabiliser durant l'été aux niveaux courants d'avant le conflit.

/.../

Mais je le répète, la motivation n°1 est la guerre contre le terrorisme, qui pour la première fois de leur histoire terrorise effectivement les américains. Or les hommes et la femme actuellement au pouvoir autour de Georges Bush, croient dur comme fer que la solution a terme pour éradiquer le terrorisme est la démocratie. Ils sont unanimes sur ce point, malgré les bisbilles que les journalistes croient déceler entre eux. Leur intention est d'apporter la démocratie, la liberté d'entreprendre, et par conséquent la prospérité dans tout le monde islamique...

/.../

Les armes chimiques et bactériologiques ont bel et bien existé. Les armes nucléaires étaient donc bel et bien une menace à terme. Qui peut nier qu'il était utile de débarrasser l'humanité de cette menace?

/.../

Les liens avec Al Quaeda.

Le numéro 2 d'Al Quaeda, Ayman al-Zawahiri , a rencontré des officiers du renseignement Irakien en 92 et 98. Il a été reçu par Sadam en mars 98. Il lui a été remis $300 000. Un officier durenseignement irakien en poste au Pakistan était responsable de coordonner certainesactivités avec Al-Quaeda.

/.../

Parlons un peu de George Bush. La gauche et une partie de la droite le présentent comme un retardé mental. En fait George Bush est titulaire d'un MBA de Harvard, c'est à dire le diplôme le plus prestigieux que vont chercher nos propres diplômés des grandes écoles quand ils veulent acquérir un diplôme américain. A ceux qui douteraient de ses capacités intellectuelles, je recommande vivement de l'écouter sur Fox News ou CNN lorsqu'il s'adresse à la Nation. Dans les réponses au journalistes, Il témoigne également d'une exceptionnelle maîtrise de lui-même. Avant d'être élu président des Etats-Unis, Bush était gouverneur du Texas, le plus grand Etat de l'Union. Là, il a acquis une réputation flatteuse pour sa capacité à faire voter des lois bipartisanes, notamment sur l'éducation, c'est à dire des lois consensuelles, ce qui traduit au moins une certaine capacité à convaincre ses semblables."

glanausée 28/02/2006 11:18

si on veut donc être cohérent avec la pensée libérale, on ne peut être à droite aujourd'hui.
Car le libéralisme implique le progrés social par la liberté donné à chacun...la droite garde des dogmes qui sont autant de contradictions avec le libéralisme tel que la morale la religion les valeurs anciennes la peur du changement des homos immigrés etc...
Car pour quelles raisons le principe de liberté ne vaudrait-il pas pour les immigrés, homos, fonctionnaires et autres épouventails conservateurs..
Libéraux de droites vous n'êtes qu'imposteurs, qui sous -couvert de libre échange vantez conservatisme intellectuel et autoritarisme...
Selon vous, ce qui vaut en économie ne joue pas dans les faits de société;
L'entreprise doit être libre quand le citoyen se voit offrir la tolérance zéro à tous les niveaux.
Discours totalement déstructuré, et c certainement pas le cabot qui vous sert de chef qui donnera une nouvelle ligne cohérente à votre rupture usurpée aux curés.
Libre au boulot et sévère à la maison, quelle contradiction..
Ainsi il est temps de devenir cohérent, on ne peut invoquer la liberté que pour ce qui nous arrange...
L'ump: pour une liberté trés surveillée

Thucydide 28/02/2006 09:59

Voilà pour les ignorants, les gauchistes, les gens de mauvaise foi et tous ceux qui disent des conneries et qui mentent, ceux qui font de la propagande et tentent d'embrigder du monde par leurs mensonges, leur désinformation et leur ignorance :



Savez-vous ce qu'est le libéralisme ?

Par Jacques de Guenin

"(Exposé fait à Bayonne, Bordeaux, Dax devant divers auditoires)

Je précise tout de suite que je ne vais pas parler de politique : ma brève incursion dans le monde politique m'a appris qu'il n'y a pas de parti complètement libéral, et que la plupart des hommes politiques sont plus prompts à nous forcer à entrer dans le système qu'ils préconisent, à coup de lois et de règlements, plutôt que nous laisser vivre comme nous l'entendons. Entre parenthèses, cela reflète de leur part un mépris certain pour l'individu, puisqu'ils ne le croient pas capable de se conduire honnêtement et solidairement s'il ne rentre pas dans leur système. Or c'est évidemment le contraire qui se produit. L'individu ne recherche plus la vertu lorsqu'il lui suffit d'appliquer les règlements pour se donner bonne conscience, et il ne ressent plus le besoin d'être solidaire lorsque l'État l'est à sa place.

Dans notre pays, la pensée libérale est ancienne et profonde. Elle été illustrée par une pléiade d'écrivains prestigieux, parmi lesquels on peut citer : La Boétie, Montaigne, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Turgot, Condorcet, Benjamin Constant, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, Victor Hugo, Alexis de Tocqueville, Gustave de Molinari, Jacques Rueff, Bertrand de Jouvenel, Raymond Aron, Jean-François Revel.

Vous remarquerez au passage que quatre de ces grands penseurs sont originaires d'Aquitaine. Il y a lieu d'en être fier.

A vrai dire, la pensée libérale est si prestigieuse qu'elle fait de l'ombre aux hommes de pouvoir. Aussi la dénigrent-ils sous des vocables variés, et se gardent-ils bien de l'enseigner dans leur système d'éducation. Si bien que les idées les plus fausses courent à son sujet. Mon ambition est de rétablir la vérité en définissant avec précision ce qu'est le libéralisme, et en montrant l'implacable logique qui lie ses différents concepts.

Mais si vous avez des convictions libérales, et si vous voulez défendre efficacement vos idées, la logique ne suffit pas. La plupart des gens ne sont pas disposés à se battre pour des raisonnements, si même ils veulent bien les écouter. En revanche ils sont prêts à se battre, voire à mourir si nécessaire, pour des principes moraux. Je vais donc m'efforcer de montrer que le libéralisme est non seulement le système le plus efficace sur le plan économique, mais encore le seul système social moralement cohérent.

Le libéralisme c'est d'abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie.

Cette morale repose sur deux concepts-clés :

La responsabilité individuelle : être responsable, cela veut dire assumer soi-même les conséquences de ses propres actes. C'est un principe d'apprentissage par tâtonnement et d'autoperfectionnement.

La liberté individuelle : la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Article 4)

Ces deux concepts ne sont pas indépendants l'un de l'autre. Aucun des deux ne peut exister sans l'autre. En effet, on ne peut être responsable de ses actes que si on est libre de les commettre ou non. Réciproquement, si l'on veut respecter la liberté des autres, il faut assumer soi-même les conséquences de ses actes.

Ces deux concepts ne sont pas non plus arbitraires. Ils se déduisent d'un principe universel qui est celui du maintien de la vie et de la recherche du bonheur.

Toutes les fonctions de tous les être vivants, du plus simple au plus complexe, n'ont qu'un objectif : maintenir leur vie. On peut donc dire que tout ce qui la maintien est bon, et que tout ce qui la menace est mauvais. Voilà, pour les libéraux, le fondement de la morale.

Un être vivant doit se procurer l'énergie ou la nourriture dont il a besoin pour vivre et se propager, et se protéger des menaces extérieures. Il doit réagir aux conditions extérieures - comme le chaud et le froid -, ou aux agressions, par des actions. Chez les plantes et les animaux inférieurs, ces actions sont entièrement automatiques et inconscientes. Chez l'homme, les choses sont un peu plus compliquées :

L'homme a un cerveau développé qui lui permet :

de concevoir des objectifs
de lancer des actions dont les résultats vont augmenter ou diminuer sa satisfaction. Ces actions s'obtiennent au prix d'un EFFORT
de mémoriser le résultat de ces actions


d'analyser ces résultats et de tirer des conclusions sur la façon de les améliorer

Cette faculté décisive s'appelle LA RAISON.

On voit tout de suite que grâce à ses efforts, et à l'utilisation de sa raison, l'homme ne peut progresser indéfiniment vers la recherche du bonheur qu'à deux conditions :

Qu'il soit libre de ses actions.
Qu'il en assume les conséquences.

S'il jouit de la liberté, l'homme peut créer, inventer de nouvelles voies.

S'il en assume les conséquences, il peut tirer parti de ses erreurs pour progresser.

Nous retrouvons ainsi les deux principes-clefs de la pensée libérale : la Liberté et la Responsabilité.

Voyons maintenant quelles conséquences on peut tirer de ces deux principes :

1. Pour assurer sa vie, l'homme doit produire des biens qu'il pourra consommer, stocker, ou échanger, et des services qu'il pourra échanger contre d'autres biens ou services. Celui qui n'a pas droit au produit de ses efforts n'a pas la certitude de pouvoir entretenir sa vie de la façon qu'il le désire. L'homme qui produit alors que d'autres disposent de ce qu'il produit est un esclave. La propriété acquise par l'effort et la raison est donc une condition impérative de l'exercice de la liberté.

Celui qui produit et échange gagne ce qu'il a. Il ne donne ni ne prend ce qui n'est pas mérité. Il ne s'attend pas à être payé sur sa bonne mine, ou sur ses plaintes, ou sur l'expression passive de ses besoins, mais sur ses réalisations, sur ce qu'il a accompli.

Réciproquement, la propriété acquise par la force, le vol, ou la tromperie, est en contradiction formelle avec la morale libérale. La règle peut être la plus forte du libéralisme, est qu'on ne doit rien obtenir des autres par la coercition, mais seulement avec leur consentement.

2. L'homme produit au prix d'un effort, en utilisant sa raison. Il obtiendra des résultats d'autant meilleurs qu'il fera plus d'efforts et utilisera mieux sa raison. C'est la seule source d'inégalité cohérente avec la morale libérale.

Le corollaire est que la morale libérale ne tolère pas l'inégalité devant la loi, quelles qu'en soient ses formes : l'esclavage, les castes, les titres nobiliaires, les privilèges.

Nous allons voir maintenant que l'existence de la société améliore considérablement l'efficacité de l'individu dans sa recherche du bonheur par l'effort et la raison, et que réciproquement, la recherche individuelle du bonheur par l'effort et la raison engendre des conséquences extrêmement positives pour la société.

D'abord, la comparaison de ses résultats avec ceux des autres permet de progresser - à condition que le jugement ne soit pas altéré par l'envie. Ainsi la recherche de l'efficacité fait progresser la morale.

Ensuite, s'il jouit de la liberté, l'homme peut créer, inventer de nouvelles voies. Ce faisant, il enrichira aussi les autres. L'homme qui fournit seulement un travail physique consomme à peu de choses près l'équivalent de la valeur qu'il produit. L'homme qui produit une idée, une invention, ne reçoit qu'une infime partie de la valeur qu'il a ajoutée au patrimoine de l'humanité, et dont un nombre illimité de personnes bénéficiera.

Enfin, l'individu peut obtenir les biens ou les services qu'il ne peut ou ne veut produire lui-même, grâce à l'échange, sanctionné par un contrat si l'échange s'accomplit dans la durée. Lorsque l'échange est libre, les deux parties y trouvent leur satisfaction et aucun tiers n'est lésé.

Ainsi, si aucune autorité n'intervient pour lui dicter ses choix, l'homme peut choisir le travail qu'il préfère, se spécialiser dans ce travail, et aller aussi loin dans la voie du succès que sa volonté et son talent le permettent. Mais ce succès dépend de la valeur objective de ce travail pour les autres. Lorsque les hommes sont libres de leurs échanges, c'est le meilleur produit et le meilleur jugement qui l'emportent dans tous les domaines de l'action humaine, qui élèvent les niveaux de vie et de pensée de tous ceux qui participent à cette action.

Les échanges favorisent les rapports pacifiques entre les hommes et contribuent à la moralisation de ces rapports. Pour que les échanges soient efficaces, ils doivent exclure le mensonge. Les échanges au sein de sociétés un peu complexes exigent donc la confiance.

Contrairement aux anciens rois et seigneurs féodaux, aux modernes dictateurs, et même aux représentants de nos gouvernements, le chef d'entreprise n'obtient rien par la force : il sert autrui. Il doit satisfaire ses clients, et il perd tout pouvoir dès qu'il n'est plus en mesure d'assurer de meilleurs services que ses concurrents. La plus grosse entreprise perd sa puissance et son influence dès qu'elle perd ses clients. Le profit va seulement à celui qui a compris ce que veulent les autres. Il n'en est pas de même pour les activités de l'État, qui ne connaissent aucune sanction.

Ceci a été parfaitement exprimé par la grande philosophe et romancière américaine Ayn Rand, dans un roman fameux, mais malheureusement pas traduit en français qui s'appelle "Atlas Shrugged". Dans ce roman, un système totalitaire s'insinue peu à peu dans l'État Américain. Le Héros, Hank Rearden, un self made man, subit un procès parce qu'il ne se plie pas volontairement aux demandes du pouvoir. Comme dans tous les procès totalitaires à leurs débuts, le pouvoir espère que Hank Rearden s'accusera publiquement en échange de sa liberté. Mais Hank Rearden est d'une autre trempe. Voici ce qu'il dit à ses juges :

«...Je ne travaille pour rien d'autre que mon profit - que j'obtiens en vendant un produit dont ils ont besoin à des gens qui ont envie de l'acheter et qui en ont les moyens. Je ne le produit pas pour leur bénéfice au détriment du mien, et ils ne l'achètent pas pour mon bénéfice au détriment du leur ; je ne leur sacrifie pas mes intérêts et ils ne me sacrifient pas les leurs ; nous traitons en égaux, par consentement mutuel, à notre avantage mutuel - et je suis fier de chaque centime que j'ai gagné de cette façon. Je suis riche, et je suis fier de chaque centime que je possède. J'ai gagné mon argent par mon propre effort, par le libre échange et le consentement volontaire de tous ceux avec qui j'ai eu à faire - le consentement volontaire de ceux qui m'ont employé quand je débutais, le consentement volontaire de ceux qui travaillent pour moi aujourd'hui, et le consentement volontaire de ceux qui achètent mon produit.

Je répondrai à toutes les questions que vous avez peur de me poser ouvertement. Est-ce que je souhaite payer mes ouvriers plus que leurs services ne valent pour moi ? Non, je ne le souhaite pas. Est-ce que je souhaite vendre mon produit moins cher que mes clients sont près à le payer ? Non, je ne le souhaite pas. Est-ce que je souhaite le vendre à perte ou le donner ? Non, je ne le souhaite pas. Si cela est mal, faites ce que vous voulez de moi, selon vos propres standards. Voici les miens : je gagne ma propre vie, comme tout honnête homme doit le faire. Je refuse de me sentir coupable de mon existence et du fait que je dois travailler pour la soutenir. Je refuse de me sentir coupable de pouvoir le faire et de le faire bien. Je refuse de me sentir coupable du fait que je le fais mieux que la plupart des gens - du fait que mon travail a plus de valeur que celui de mes voisins et que plus de gens ont envie de me payer. Je refuse de m'excuser pour mes capacités - je refuse de m'excuser pour mes succès - je refuse de m'excuser pour mon argent.»

Est-ce à dire que le libéral n'agit que par intérêt personnel ? Nullement, mais pour lui, la sollicitude vis à vis de ses semblables, la solidarité, sont des vertus individuelles qui s'exercent directement ou au moyen de libres associations. Il ne considère pas comme solidarité le fait de faire redistribuer par l'État l'argent pris à d'autres.

Pour satisfaire des objectifs qui dépassent ses seules capacités, l'individu s'associe librement à d'autres individus pour constituer des associations ou des sociétés. Ces groupements peuvent à leur tour s'associer pour accomplir des objectifs encore plus ambitieux. Mais les groupes d'ordre supérieur ne doivent pas retirer aux groupes d'ordre inférieur (dont le plus petit est l'individu), ce que ces derniers peuvent accomplir eux-mêmes : c'est le fameux principe de subsidiarité.

Pour le libéral, l'État lui-même devrait être une association d'ordre supérieur à laquelle les associations d'ordre inférieur délégueraient certains pouvoirs et certains moyens, selon le principe de subsidiarité. Mais nous vivons depuis toujours dans un schéma strictement inverse où l'État dispose de tous les pouvoirs et ne consent à déléguer quelques petits espaces de liberté aux citoyens que lorsque ceux-ci le lui arrachent.

L'État est le plus grand danger potentiel pour l'individu, car il détient le monopole de l'usage de la force contre des victimes isolées et désarmées, et ce pouvoir attire comme des mouches les hommes ambitieux. Année après année, les rapports d'Amnesty International sont remplis des horreurs perpétrées par les États : les guerres, les massacres, les déplacements de population, les camps de concentration, les destructions, les enlèvements, les détentions arbitraires, les tortures, les famines, les persécutions, les confiscations.

À défaut de pouvoir reconstruire les institutions selon le principe de subsidiarité, les libéraux s'efforcent de limiter le pouvoir des États. C'est eux qui ont inventé le principe de séparation des pouvoirs, si difficile à mettre en œuvre, même dans notre vieille démocratie. C'est eux qui ont inventé la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 pour protéger les individus contre l'État.

Mais le libéral est conscient que si l'homme peut acquérir des biens par l'effort et la raison, il peut aussi les acquérir aux dépens des autres. Il accepte donc comme un moindre mal une autorité dont la seule vocation serait précisément de faire respecter les droits individuels. En pratique cela veut dire un État limité aux seules fonctions dites "régaliennes" : la Justice, la Police, et la Défense Nationale, ce qui implique une Diplomatie. Toutes les autres fonctions sont mieux accomplies par la libre association d'individus selon le principe de subsidiarité.

Il est bon de rappeler que cette vision d'un État minimum était celle des fondateurs de la démocratie américaine :

« Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté, et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis par les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructrice de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. »

En résumé, le libéralisme est un système dans lequel s'épanouit celui qui utilise sa raison, qui fournit des efforts, qui échange ou s'associe librement avec les autres, notamment pour désigner un gouvernement à qui ils délèguent le pouvoir de faire respecter les droits individuels. Dans ce système, le transfert de biens d'un individu à un autre ne se fait pas par décret, redistribution, expropriation, vol, pillage ou faveur du prince, mais par l'échange volontaire.

Dans tous les autres systèmes, un pouvoir central domine peu ou prou l'individu, et exerce sur lui diverses spoliations.

Le libéralisme, contrairement à tous les autres régimes, n'admet pas la seule inégalité qui soit vraiment injuste : l'inégalité devant la loi : ce sont des libéraux qui ont éliminé l'esclavage, les castes, les titres nobiliaires, les privilèges. En revanche il ne considère pas comme immorales les inégalités de résultat. Mais n'est-il pas profondément injuste de récompenser de la même façon le paresseux et celui qui se donne du mal ? Celui qui fait n'importe quoi et celui qui réfléchit ? C'est parce qu'il existe cette récompense à la raison et à l'effort que les sociétés qui appliquent la morale libérale ont toujours été, dans tous les temps et sous tous les cieux, les sociétés les plus prospères, comme elles ont été les plus tolérantes, les plus ouvertes et les plus humaines.

Saint-Loubouer, 2000"

Court Forrest !

Flux RSS

FLUX RSS :







Le Musée Sarkozy