Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 07:30

Sarkophage s'est penché sur l'entrevue radiophonique entre le petit Nicolas Sarkozy, plus combatif que jamais et des français (on ne peut pas savoir si ils ont été filtrés .. avec l'UMP il faut s'attendre à tout !) qui posaient des questions très variées.

Sarkophage propose une mise en perspective, en tant que spécialiste sarkologue diplômé :o)

Les commentaires sont en vert et les zones en bleu sont des liens pour exciter le mulot. Il va falloir plusieurs épisodes au vu des développement du petit Karcher 1er, candidat qui veut pas dire qu'il est candidat, sans doute par superstition ...

Note aux sarkophiles et sarkolatres : toute l'intervention n'est pas mentionnée. Sarkophage a caviardé les passages les plus lénifiants. Pour ne retenir que la crème !

-----------------------------------------------

JEAN-JACQUES BOURDIN : NICOLAS SARKOZY, les caricatures, est-ce que l’Islam a été agressé selon vous ? Oui ou non ?

NICOLAS SARKOZYMoi, je préfère l’excès de caricature à l’excès de censure et nous n’avons pas à adapter nos règles parce que nos règles c’est d’abord la liberté aux contraintes de tel ou tel.

NAIMA :  Et si vous êtes pour la liberté d’expression, pourquoi alors avoir interdit le livre de Cécilia SARKOZY ?

NICOLAS SARKOZY : Et pareil sur le livre concernant Cécilia, je n’ai rien interdit du tout, la meilleure preuve que je n’ai pas interdit, c’est que le livre est sorti. Mais Naima, je ne suis pas un citoyen qui a plus de droit que les autres, et pas moins de droit que les autres. Je considère que si ma vie privée est bafouée, j’ai moi aussi le droit d’aller devant le tribunal pour dire, est-ce qu’on a été trop loin ou pas ? En l’occurrence d’ailleurs, Naima juste un mot, en l’occurrence d’ailleurs, je n’y ai pas été.

Tout est dans le : je n'y ai pas été ! En effet, il a trouvé plus efficace, discret et rapide, en convocant l'éditeur dans son bureau de la place Beauvau .. Excusez du peu ! Valérie Domain a contourné l'obstacle en retravaillant son livre pour en faire un roman ... documenté ! Le livre dont parle Sarkozy n'est donc pas le même. Il a fallu le transformer en roman pour le publier.

NICOLAS SARKOZY : Thierry, c’est exactement pour cela que j’ai décidé d’un nouveau projet, avec la création d’une carte d’étude pour les étudiants, les talents et les compétences, comme vous le savez je suis pour l’immigration, mais l’immigration choisie et pas une immigration subie. Qu’est-ce que je veux ? C’est qu’en France, puissent venir tous ceux dont nous avons besoin, tous ceux qui doivent faire leurs études en France pour apprendre le Français et diffuser après la connaissance dans le monde, donc un cas comme celui de votre épouse qui est Bac plus 5, on l’accueille bien volontiers, ça ne pose aucun problème. Et je trouvais voyez-vous que jusqu’à présent, on était trop sévère avec des cas comme votre épouse, et par ailleurs on restait les bras ballants devant un certain nombre de clandestins amenés par des filières criminelles sans scrupule. Je ne veux pas d’une immigration subie, je veux que la France comme toutes les autres démocraties puisse choisir les étrangers qui vivront sur notre sol. C’est ce que font les Etats-Unis, c’est ce que font les Anglais, c’est ce que font les Canadiens, il n’y a aucune raison que nous, on doive subir et pas choisir. .

La réthorique de notre cher cynique de l'intérieur est redoutable. Parce que des pays ont décidé d'un modus operandi particulier, nous pouvons et nous devons faire comme eux. Ainsi en Chine on exécute les condamnés en public en prélevant ensuite les organes. Faisons de même en France ! Il faut vivre avec son temps ! Choisir celui qui doit vivre chez nous, c'est aussi choisir celui qui peut mourir ailleurs. Quel beau programme ! 

NICOLAS SARKOZY : Je ne pense pas que quand on est trop diplômé, on ne trouve pas de travail, mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse, que je lui trouve un travail ?

Le petit Sarkozy ne sort pas assez de Neuilly ou de son ministère. Il oublie que des milliers de surdiplomés croupissent dans les bas fonds de l'ANPE. Que des milliers de cerveaux lumineux sont pour d'obscures raisons inexploités. Il faut d'urgence payer une paire de lunette à ce ministre. 

NICOLAS SARKOZY :  Et puis merci d’avoir posé cette question parce que vous savez, ça fait beaucoup dans l’éloignement de la politique et des gens. Vous imaginez parfois qu’on prépare tout, que tout est aseptisé, que nous, on est protégé, qu’on ne voit pas la vraie vie, et bien moi je ne demande pas mieux, que vous voyez ce qu’est mon boulot, comment ça se passe, ce que je dois faire et comment je dois assumer les choses ? Croyez bien et quelles que soient vos opinions politiques, ce qui est important c’est que vous compreniez la difficulté des responsabilités qui sont les miennes. Et quand vous dites qu’on a appelé la crise des banlieues, c’était vraiment une crise, et c’était une crise extraordinairement difficile à gérer. Et mon honneur et ma fierté, c’est qu’on l’a géré sans qu’il n’y ait eu un seul mort du côté des émeutiers et du côté des forces de l’ordre. 25 nuits d’émeutes, je peux vous dire que ça n’a pas été une partie de plaisir.

BASTIEN : Bonjour. Je voulais vous demander en fait si vous n’aviez pas un peu l’impression de faire de la peur par rapport à l’insécurité, votre fonds de commerce ? Et que répondriez-vous aux déclarations de Jean-Marie LE PEN vendredi sur une autre antenne, qui dit de vous, il se " lepénise " le petit ?

NICOLAS SARKOZY : Pourquoi le petit ?

Là l'auditeur touche un point névralgique de l'obsession sarkozyenne. La taille ! Sarkozy est depuis tout petit, petit ! Et ce n'est pas facile à vivre. Bientôt une étude psychologique et psychanalytique du personnage.

NICOLAS SARKOZY:  Ecoutez si à chaque fois que LE PEN dit quelque chose, on doit se déterminer par rapport à lui, alors ce n’est pas la peine. Si LE PEN dit, j’aime mieux partir en vacances que de travailler, si je dis j’aime les vacances, je le lepénise. Tout cela est ridicule, ce n’est pas moi qui fait de la peur mon fonds de commerce, je suis ministre de l’Intérieur Bastien, mon boulot, c’est que vous n’ayez pas peur dans la rue, que vous n’ayez pas peur en prenant les transports en commun. Je suis ministre de l’Intérieur, je ne suis pas ministre de la Jeunesse et des Sports. Je suis là pour assurer une réponse à ces questions.

Un grand moment de vérité ! Le fond de commerce c'est ce qu'on a de plus cher ... Et là il est mis en danger. Quand on sait qu'en 2005 la violence contre les personnes a explosé, on mesure l'agacement du sinistre !

BASTIEN : Oui mais, vous n’avez pas l’impression qu’à l’heure actuelle quand même le débat politique tourne vraiment autour de l’insécurité, de la peur et que des choses beaucoup plus importantes sur l’économie, sur le social devraient être prises en compte sur un fond plus large ?

NICOLAS SARKOZY : Mais Bastien, vous avez tout à fait raison, il faut prendre en compte tout, mais qu’est-ce que ça veut dire le social quand vous habitez en HLM, que vous vous tapez une heure de transport en commun et que vous avez peur de rentrer dans votre HLM et que vous avez peur dans le métro. C’est pas du social ça ? Le social, ce n’est pas simplement de donner des allocations, c’est de faire en sorte que des gens qui n’ont pas les moyens de prendre leur voiture ou qui n’ont pas les moyens de se faire protéger, n’aient pas peur. La première garantie sociale, est-ce que ce n’est pas que chacun puisse vivre tranquillement sans se faire du souci pour ses enfants, pour sa femme ou pour lui-même ? Qu’est-ce qu’on attend du ministre de l’Intérieur ? Qu’il regarde les statistiques exploser. Moi mon boulot c’est de faire cela et je l’assume. Alors simplement c’est vrai, je ne baisse pas la tête devant la pensée unique et je dis les choses telles que je les pense.

BASTIEN : Oui, mais il est vrai que des fois ça donne l’impression d’agiter beaucoup d’épouvantails et de jouer sur cette peur et de justement d’aller vers cette dérive, c’est la facilité à mon goût de jouer sur la peur des gens pour flatter un électorat.

NICOLAS SARKOZY : Vous savez d’abord vous ne flattez rien du tout, d’abord on ne joue pas avec la peur des gens, mais vous savez quand les gens se font brûler leur voiture, mon rôle c’est d’arrêter ceux qui les brûlent.

Avec quel succès ! 45 000 véhicules partis en fumée en 2005. Qu'est ce qu'on devrait dire si il ne faisait rien pour les arrêter.. On roulerait sans doute tous à vélo et en charette hippomobile.

BASTIEN : Oui ce que je condamne tout à fait, mais par exemple si je dois revenir sur cette période donc dans les émeutes dans les banlieues, il y a quelque chose là aussi qui m’a interpellé tout de suite dans vos déclarations, c’est suite à ça vous avez mis en avant plus ou moins que les islamistes seraient derrière ça. J’ai trouvé ça assez grave pour quelqu’un de votre responsabilité, de votre autorité de mettre ça en avant. Alors qu’après il a bien été prouvé que c’était juste des émeutes de jeunes.

NICOLAS SARKOZY : D’abord ce n’est pas des jeunes qui brûlent, c’est des voyous, premièrement parce que moi j’en ai assez qu’on dise les jeunes, parce que les jeunes, ça crée les conditions de l’amalgame. Quand on brûle des voitures, quand on balance des boules de pétanques à la figure des policiers ou quand on tire à balle réelle, ce n’est pas des jeunes, c’est des voyous. Deuxièmement, je n’ai jamais dit qu’il y avait un complot islamiste, j’ai dit qu’il y avait des bandes, des bandes organisées qui se considéraient comme propriétaires de leur territoire. Et j’ai dit également qu’il fallait débarrasser un certain nombre de quartiers de ces bandes qui terrorisaient les habitants de ces quartiers. Mais Bastien, franchement, vous seriez ministre de l’Intérieur, c’est aussi ce que vous chercheriez à faire. En tout cas merci de votre franchise.

Très fort le petit Sarkozy. Nier le statut de jeune à celui qui commet un délit ou un crime. On réduit ainsi la personne à un seul statut. Niant de fait ce qui l'amène à faire n'importe quoi et que Sarkophage n'excuse pas. Sarkozy est très embêté car il sait que ces émeutes sont le fruit d'une misère sociale. Mais à Neuilly on n'a pas ce genre de problème ... c'est vrai !

--------------------------------------------

A Suivre !

Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

Partager cet article

Ecrit par Sarkostique le blog anti sarkozy - dans Sarkozy a dit
commenter cet article

commentaires

Aurélie 18/02/2006 16:05

En tout cas, on peut remarquer que nano Sarkozy est plus vexé par le fait qu'on évoque sa toute petite taille, que par le fait qu'on le compare au borgne.(puisqu'il réagit au mot "petit" avant de répondre sur le fond...). Cela en ditlong sur son état psychologique! :o)

Killian 18/02/2006 12:16

F : Foutaises ?

john 18/02/2006 10:39

A:thèse, B:antithèse, C:synthèse ...D: sarkothèse !

glanausée 17/02/2006 12:34

attention à la décridibilisation de votre démarche monsieur sarkofage...
et gare au respect du débat démocratique dans votre ligne éditoriale;
veuillez conserver les fondamentaux de l'analyse A: thèse, B: antithése, C:synthése...
Sarkofage est pour beaucoup un auteur,avec ses forces et ses tracers, que les minables et les jaloux retiennent leurs éternelles aigreurs .

john 16/02/2006 23:42

Malik, t'es sur un site SATIRIQUE, ... donc on dit ce qu'on veut !

Court Forrest !

Flux RSS

FLUX RSS :







Le Musée Sarkozy