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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 18:18
Le locataire (gratuit) de l'Elysée a compris tous les avantages qu'il pouvait tirer d'une élection destinée à nommer un représentant du peuple. Il a ainsi transformé l'Elysée, palais républicain, en agence de voyage bon marché pour entretien de libido dont tout le monde se moque.

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Merci au Blog du Chi

Le gesticulateur précoce lui ne s'en moque pas, il déclare même en petit comité, comme le révèle le Canard Enchaîné :

"Maintenant, les français, ont un vrai mec, à l'Elysée, qui en a et qui s'en sert."

Outre que cela est fort présomptueux pour un homme qui vient d'être quitté (mais pourquoi donc ?!), c'est le genre de sujet que les français ont  tous à coeur.

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Merci à BigouFakes

Pensez vous, le fait que le président en ait une grosse molle ou une petit vigoureuse, cela pourrait changer l'état du pouvoir d'achat ou de la dette ! A trop voir par les bourses on finit par être hors sujet !
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Merci à Goubelle

Nicolas Sarkozy doit beaucoup s'ennuyer dans les chambres dont il dispose à l'Elysée. Il lui faut promener sa dernière conquête à l'étranger, aux frais de la république. A croire que notre président est un fils caché de Guy roux !
Sarkophage est donc obligé de remercier tous ces bienfaiteurs de l'humanité que sont Air Bolloré, Rolex, Prada, Ray Ban, Manix, Prophyltex, Viagra.

Notre bien aimé pigeon voyageur à trois couleurs doit aimer le soleil. C'est la Jordanie, cette fois-ci qui a retenu son attention. Et prière pour les journalistes de ne pas s'approcher trop près. Il faut se méfier, ils pourraient entendre siffler les balles réelles !
 

Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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Ecrit par Sarkophage avec Sarkostique anti sarkozy - dans Un président en toc mais bling bling
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commentaires

Tatiana 04/01/2010 19:26


wouuuah =) et ba dit donc ...

J'ai 15 ans, je suis actuellement en 3ème.
Savez-vous qu'avec vos débats, discutions, vérité, ect .. vous nous faite peur. C'est ainsi que le tôt de suicide a augmenté, la vie nous fait peur. Voila, ce qui se passe dans notre esprit, "la
vie a lair trop compliquée je veux en sortir, si elle est pourri, a quoi sa sert de rester" Donner-nous une image du monde et de la vie un peu plus belle!
Vos histoires me parressent tellement compliquer... bref apart sa, BRAVO pour vos com's a ralonge.


4 février 2008 06/01/2008 16:20

Allons, les réveillons et leurs excès sont enfin terminés, et il est temps de remettre l’ouvrage sur le métier.

Evidemment, nombre de nos "amis" politiciens (vous savez , ces gens pour qui nous votons et qui ensuite font en général, hélas, tout à fait autre chose que tenir leurs promesses, au motif qu’ils savent mieux que nous ce qui est bon pour nous) comptent sur l’effet "psychologique" de la nouvelle année pour passer tranquilles entre les gouttes.

Ce n’est pas maintenant, à quelques encablures des élections municipales et cantonales (élections qui sont devenues l’alpha et l’oméga de la politique dite "de gauche" ces derniers temps...), qu’il faut relâcher la pression.

AU CONTRAIRE ! IL FAUT ACCENTUER CETTE PRESSION.

C’est ni plus ni moins ce que suggère Jennar dans son billet dans l’Huma et je suis plus que d’accord, évidemment.

Aussi, moi , je vous le dis tout net ici : je ne voterai pas pour des listes conduites par des membres du PS qui n’auront pas signé la pétition en faveur du "NON" au traité européen.

Je ne voterai pas pour des gens qui devraient être plus républicains que d’autres, parce que "de gauche" justement, et qui ne jugent pas inadmissible qu’on passe par un Congrès versaillais et non par un référendum. Et qui soutiennent ainsi peu ou prou la politique "d’ouverture" sarkozyenne (mais d’ouverture de quoi, on se le demande...).

Oui, cela peut contribuer à livrer des communes entières à la droite - mais faire élire des gens soi disant de gauche qui se complaisent aux manœuvres tyranniques de Sarkozy, cela change en quoi? En bonne conscience, en hypocrisie, en sauvegarde des apparences pour se dire "J’ai voté à gauche"?! La belle affaire.

Je vous engage à en faire autant, au moins à y réfléchir, parce que ce dont il s’agit est en effet extrêmement grave.

Aussi, la sanction mérite-t-elle d’être sévère et tant pis pour les fameux "résultats".

La plupart de ces politiciens ont choisi délibérément de se dresser contre la société civile, contre le peuple, ne comptant que sur les vieilles techniques de foire "Tous contre Sarkozy", pour nous faire avancer. Je ne reprendrai pas les arguments que j’ai développés à une époque pour ne pas voter au second tour de la présidentielle , ils sont encore valables ici.

Mais nous ne sommes pas des veaux. Les veaux ne travaillent pas, ne paient pas d’impôts, ne votent pas.

Même si, ce faisant, c’est nous qui allons payer directement les conséquences de ce vote, évidemment, et comme toujours, au moins dans l’immédiat. Mais cela est vrai qu’on vote ou pas, et bon, il faut parfois savoir se faire mal temporairement pour aller mieux durablement, à long terme (et là, ça devient urgent de penser à long terme).

L’absence de remède serait pire que le mal.

Tout cela me rappelle l’analyse de K. Marx sur "le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte", et comment les "réformistes" bourgeois ont trahi la Commune, pour amener la dictature.

Il n’y a pas d’outrance particulière à dire que ce qui se passe en France aujourd’hui sur ce type de sujets institutionnels est extrêmement dangereux. Sarkozy peut avoir l’air d’un bouffon, il n’en a pas la légèreté ni la drôlerie et ne travaille que pour les 500 familles les plus riches de France.

Cette mise en garde aujourd’hui, à J-45, concerne la violation des principes fondamentaux de la République que Sarkozy est en train d’accomplir au sujet des traités européens.

Cette violation est une violation de l’esprit même de la Constitution et au-delà, de la souveraineté du peuple de France.

C’est une première dans l’histoire de la France républicaine depuis les heures sombres de Vichy et de l’Occupation.

Le "mini-traité", (improprement qualifié ainsi pour le faire paraître inoffensif), est, nous le savons, en substance et en grande partie exactement le même que le "TCE" qui a été rejeté massivement par nos concitoyens et électeurs lors du référendum des 28 et 29 mai 2005.

En s’exprimant par la voie référendaire contre une constitution libérale pour l’Europe, le peuple de France, rejoint en cela par le peuple hollandais, a pourtant fait entendre sa voix souveraine.

Cette voix est celle qui passe au-dessus de toutes les têtes, qu’elles soient couronnées ou non, depuis 1789. Cette voix est le fondement de la démocratie et de la république.

Si cette voix est étouffée, négligée, ignorée, alors nous devons redouter de terribles heures pour notre pays et pour les gens dont les élus de gauche ont la charge et la responsabilité.

En nous faisant croire aujourd’hui que ce traité est différent de celui qui a été repoussé une première fois en 2005, Nicolas Sarkozy légitime une phase avancée de ce qui ressemble de plus en plus à un "coup d’Etat institutionnel" et choisit de fouler aux pieds l’expression ultime de la souveraineté française, celle du peuple s’exprimant directement par référendum.

Nous savons que le PS a voté à presque 60 % en faveur du TCE en 2005.

Cependant, cet avis majoritaire en interne n’a pas été suivi sur le plan national.

Ils peuvent le déplorer mais ils ne peuvent pas emboîter le pas à Nicolas Sarkozy comme la plupart d’entre eux l’ont déjà fait jusqu’à présent et comme la décision du Bureau National l’a confirmé récemment !

Les citoyens ont conduit Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle en lui confiant un score honorable parce qu’elle s’est présentée comme une femme de gauche, républicaine, soucieuse de garantir certaines valeurs que nous avons en commun, parce qu’elle a été vue comme une alternative crédible à l’horizon "bleu blanc rage" de Sarkozy.

Aujourd’hui, nous entendons avec stupéfaction et effroi la plupart des dirigeants et responsables du PS expliquer que , pour sauvegarder le fond d’un Traité qui convient à leurs aspirations européennes, ils vont au mieux s’abstenir, au pire voter pour la révision de la Constitution qui permettra la ratification de ce Traité.

En d’autres termes, pour obtenir ce traité sur le fond, certains d’entre eux admettent publiquement qu’ils sont prêts à renoncer à leurs obligations de mandataires du peuple, qu’ils sont prêts à ne pas défendre la légitimité républicaine, qu’ils sont prêts à laisser Nicolas Sarkozy et l’UMP violer la VOIX du PEUPLE et la SOUVERAINETE DE LA NATION.

Cela n’est PAS admissible et cela ne peut PAS être.

Lorsqu’on est l’héritier du PS qui a aboli la peine de mort, le PS qui a promu tant de libertés sociales , individuelles, l’héritier du PS qui a choisi la fraternité dans la réconciliation franco-allemande, l’héritier du PS des grandes heures de l’après-Giscard, de l’après-Pompidou, celui qui incarna certaines valeurs de nos combats de Mai 68, lorsqu’on est héritier du PS qui a voté et fait voter Chirac en 2002 contre la Haine du FN, __lorsqu’on est héritier de ce PS-là, ON NE PEUT PAS, ON NE DOIT PAS laisser l’esprit de la Constitution être ainsi méprisé, on ne doit pas laisser la voix du peuple bâillonnée.__

Chers camarades et amis, ces principes républicains, issus de combats sanglants, de moments glorieux, gravés en nos cœurs et en nos mémoires à gauche, inexorablement, ces principes républicains de respect de la souveraineté du peuple, de respect des normes fondamentales, ce sont les principes au cœur même de notre démocratie !

Si vous laissez Sarkozy les violer impunément aujourd’hui vous serez les premiers punis, songes-y, l’histoire l’enseigne : la gauche n’a jamais rien gagné à se compromettre ainsi avec les sbires du capitalisme mondial.

Nous n’avons pas les moyens, sans l’appui du PS dans son ensemble, de nous opposer valablement , au Parlement, aux projets liberticides de Nicolas Sarkozy.

La forme lui donne peut être raison - et encore cela-est-il très discutable- mais sur le fond ,sur la légitimité, il a tort et vous le savez, car ce texte est le même que celui de 2005 et les Français ont DEJA tranché !

Nous appelons donc tous les citoyens et républicains à l’aube de nouveaux combats pour la gauche, à la rescousse de la bataille qu’il faut mener pour que notre pays ne sombre pas dans un pouvoir qui, s’il aura la couleur de la légalité, n’aura plus le goût de la légitimité, ni de la justice, si nous ne faisons pas respecter la voix du peuple MAINTENANT.

Cette bataille contre la volonté hégémonique et omnipotente de Nicolas Sarkozy est DECISIVE.

Il va tester ici jusqu’où il va pouvoir aller dans sa percée contre la gauche, contre nos valeurs, et au-delà de nous, contre le peuple de France.

Il va tester si nous savons passer outre des divergences idéologiques , certes importantes, pour résister ensemble à sa tentation d’exercer un pouvoir en solitaire.

Nous devons résister ensemble et nous vous appelons solennellement à rejoindre ce combat contre la modification de la Constitution, contre la ratification du nouveau Traité européen.

Je vous demande, fraternellement, de manifester dès à présent et publiquement votre refus de l’Etat que veut nous imposer la droite.

Un Etat qui viole la voix de son peuple quand ça l’arrange. Un Etat qui fait les règles qui l’arrangent.

Un Etat-Léviathan, monstrueux, inhumain. Signez avec les parlementaires républicains une adresse solennelle et publique des Chambres au Président de la République pour lui dire :

« Monsieur le Président,

Les Français ont déjà voté le 28 et le 29 mai 2005 .

Ils ont voté NON à ce projet libéral.

Respectez leur NON, au nom de la République , des principes constitutionnels et de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789. »

On ne peut pas transiger sur l’acte ignoble que certains nantis de la classe politique vont accomplir, ce forfait qui, a une époque, aurait mérité la guillotine.

Donc : pas de "NON", pas de voix (sur le principe fameux du "Pas de bras , pas de chocolat").

Alors, oui je sais, c’est du chantage.

Mais pas pire que celui qu’on nous fait subir à nous à chaque échéance : " Je suis nul, je vous ai trompé sur tout depuis 15 ans, je n’ai tenu aucune promesse, mais re-votez pour moi encore une fois, car l’autre est vraiment trop méchant ; avec moi c’est pas terrible, mais avec lui ce sera pire etc"....

Et puis surtout, je vous engage à vous inscrire ICI pour nous réunir toutes et tous à Versailles le 4 février 2008 prochain pour protester contre ce viol de la démocratie, ce mépris de notre volonté souveraine, auquel la grande majorité des députés et sénateurs, droite ou gauche, s’apprêtent à donner la main.

Fraternellement à toutes et tous

http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/

Classics 06/01/2008 15:17

C'est quand même génial le boulot de président : tu choisis ton salaire, tu pars en vacances quand tu veux (4 fois depuis mai pour Sarkozy!), tu ne payes rien.
Et il y a encore des gens qui lui font confiance. Les Français sont des veaux !

X_x 06/01/2008 15:14

C'est sur que ton commentaire ne pue pas la merde droitiste mon cher 44.

G-PS 06/01/2008 15:02

Chers Amis, Chers Camarades,

Ce moment est important pour nous. Après le cycle des élections du printemps dernier, les interrogations légitimes après une défaite, les attentes aussi qui sont portées sur nous dans les scrutins prochains de mars puis dans notre congrès.

Les socialistes pourraient-ils, à l’occasion des élections municipales et cantonales, se mettre en bon ordre, faire des listes de rassemblement avec leurs partenaires de la gauche, faire une place à la diversité, tenir compte des exigences de la parité, faire en sorte que les différentes sensibilités de notre parti, elles-mêmes, se retrouvent sur nos listes ? Et voilà que vous venez de voter à l’unanimité ! Je ne vais pas bouder mon plaisir.

Nous sommes rassemblés et il le fallait parce que les élections municipales et cantonales qui viennent sont un rendez-vous politique majeur. Un rendez-vous d’abord pour les Français. Les élections locales de mars sont des élections qui vont changer la vie quotidienne de nos concitoyens. Selon que nous aurons des succès, selon que la droite l’emportera, cela ne sera pas le même environnement pour vivre dans les villes concernées. Ce ne seront pas les mêmes politiques de logement, les mêmes politiques de transports, les mêmes politiques de solidarité, les mêmes politiques de petite enfance, les mêmes politiques d’aménagement du territoire.

Le grand enjeu des élections municipales, pour nous, en direction des Français, c’est d’affirmer que nous pouvons être utiles dès à présent. Parce que si avec les 20 régions métropolitaines sur 22, sans oublier les régions de l’outre-mer, nous pouvons dans un très grand nombre de ville, dans une très grande majorité de départements agir, alors il n’y aura pas que la politique nationale –celle de Nicolas Sarkozy- qui fera sentir ses effets. Il y aura tout ce que nous entreprendrons sur nos territoires. Il ne faut pas laisser penser qu’il y aurait une sorte de division du travail politique : à la droite, la gestion de l’Etat et la majorité dans les Assemblées (Assemblée nationale et Sénat) et à la gauche, la gestion des territoires. Nous devons être ambitieux à tous les niveaux et ce que nous allons réengager à l’occasion de ces élections municipales nous permettra d’être exemplaires et de pouvoir gagner les élections nationales.

Ce sera effectivement difficile d’agir avec des finances locales qui seront affaiblies, des transferts de compétences, des abandons de services publics, des cartes judiciaires, cartes hospitalières, cartes scolaires qui seront chamboulées. Ce ne sera donc pas facile d’agir pour ceux qui seront en responsabilité en notre nom. Mais, nous n’avons pas le choix. Nous ne sommes pas, comme d’autres, des spectateurs ; nous n’attendons pas la politique du pire ; nous n’attendons pas de ramasser la misère pour en faire commerce. Nous avons un devoir, parce que nous sommes socialistes, c’est d’être utiles à nos concitoyens partout où nous sommes en responsabilité.

Le socialisme a d’abord été municipal avant d’être, finalement, capable de diriger les affaires du pays. Aujourd’hui, le socialisme doit être territorial. Il doit être aussi un socialisme qui puisse dans les territoires des politiques locales qui peuvent demain être des politiques nationales.

Nous aurions dû d’ailleurs davantage valorisé tout ce que nous engageons dans les régions, dans les départements, dans les villes pour aider notre candidate, démontrant que ce qu’elle proposait était inspiré de nos politiques territoriales. C’est nous qui innovons, c’est nous qui trouvons des solutions politiques sur l’insertion, sur le développement économique, sur la Recherche, sur le financement des universités. C’est nous qui sommes à l’initiative dans les villes, les départements et les régions.

C’est un rendez-vous donc majeur pour les Français. Ils sont attachés à ces scrutins territoriaux et la participation aux élections municipales peut être forte. Sera-t-elle aussi forte que pour la présidentielle ? Cela doit être notre objectif. Nous devons faire en sorte qu’il y ait la même mobilisation, le même engagement que ce que nous avons pu susciter à l’occasion de l’élection présidentielle.

C’est également un rendez-vous majeur sur le thème du pouvoir d’achat. Nous avons voulu prendre en compte ce qui est aujourd’hui la première priorité des Français, ce qui a été aussi le premier engagement de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Il devait être le Président du pouvoir d’achat et des droits de l’Homme. Vous voyez le résultat ! Le pouvoir d’achat est sans droit et les droits de l’Homme ont perdu devant la possibilité d’acheter quelques contrats à tel ou tel dictateur de ce monde.

Nous devons regarder les choses différemment. Nous devons dire que les élections municipales peuvent permettre d’améliorer le pouvoir d’achat des Français. Si nous faisons une politique de logement, si nous permettons d’avoir une récupération du foncier, si nous mettons à disposition des logements aussi bien pour le secteur privé que pour le secteur social, si nous avons une politique de transports publics, si nous sommes capables de fournir des services aussi bien pour la petite enfance que pour les familles, si nous sommes capables d’offrir des centres de loisirs aux enfants –et donc aux familles, nous pourrons donc alléger une part du fardeau provoqué, aujourd’hui, par la politique gouvernementale et qui pèse lourd sur le dos des familles.

Nous devons donc affirmer la question du pouvoir d’achat pour dire que nous avons des propositions immédiates et concrètes.

C’est un rendez-vous important pour la politique en France. Nicolas Sarkozy, vous l’avez compris, est candidat aux élections municipales dans chacune de vos villes. Il sera également candidat dans tous les cantons, dans tous les départements. Il en a fait promesse ; il a dit qu’il irait partout. Il pourra le faire d’ailleurs sans avoir son temps d’antenne compté dans le temps de la majorité ! Il aura même les préfets pour l’accompagner. Il sera le seul candidat de la droite –il n’a pas confiance dans les autres ; il n’a pas confiance dans son gouvernement –il est bien payé pour le savoir (bien payé est le mot d’ailleurs). Nous savons qu’il sera pleinement dans la campagne.
Et l’on viendrait dire que les élections municipales et cantonales ne sont pas des scrutins nationaux ! C’est un scrutin politique ! Ce sont des scrutins nationaux ! Il ne nous appartient pas de dire que les élections municipales et cantonales sont un troisième tour présidentiel ; ce serait fallacieux. L’élection présidentielle a eu lieu, les législatives aussi.Mais, c’est un rendez-vous qui peut effectivement permettre de briser ce qu’est aujourd’hui la volonté de Nicolas Sarkozy : obtenir des élections municipales la confirmation des scrutins précédents pour poursuivre, amplifier, sa politique.

C’est l’occasion pour beaucoup de ceux qui expriment une frustration, une colère, un mécontentement, de le dire. C’est aussi une façon de juger –à peine un an après le scrutin présidentiel- ce qu’est le système de Nicolas Sarkozy. C’est un système personnel qui n’est pas un système présidentiel où il est au cœur de tout, au sommet de tout, au début et à la fin de tout. Il est partout, il est sur tout, il est tout. C’est donc cela son système qui fait que, lorsqu’il parle de la réforme des institutions, ce n’est pas pour donner quelques responsabilités nouvelles au Parlement –même si tout progrès sera le bienvenu ; c’est pour lui permettre à lui de venir devant le Parlement –Assemblée nationale, Sénat- pour non pas simplement faire une déclaration annuelle, mais pour faire la promotion de sa politique. Il veut être celui qui dirige tout, qui régente tout. On dit que la Vè République a inscrit le pouvoir personnel, une espèce de monarchie constitutionnelle ; mais il y a des monarques qui ne gouvernent pas ! Lui, il veut être celui qui décide de tout. Encore récemment, c’est lui qui convoque ce qui reste du gouvernement pour prendre une décision, pour la faire ratifier. Son système est personnel jusqu’au point d’inviter qui il veut en France, par le fait du Prince ! Et la semaine que nous venons de passer a été terrible de ce point de vue –terrible pour lui d’ailleurs ! Il se trouve que l’invité en a pris à sa guise, il s’est senti chez lui. Étonnant spectacle d’un Chef d’Etat étranger, atteint d’une crise de surdité aigue quand la question des droits de l’Homme se pose, qui monnaye des contrats pour faire oublier ses exactions récentes, qui interpelle le Ministre des Affaires étrangères qui, lui-même, avait d’ailleurs considéré qu’il était pitoyable –c’est vous dire l’état de leurs relations- et qui, ensuite, fait le tour de nos propriétés. Il est allé au Louvre. Il voulait rencontrer la Joconde ; la malheureuse n’a rien pu faire, n’a rien pu dire. Je comprends mieux maintenant son sourire extatique ! Ensuite, il va à Versailles et l’on voit un dirigeant regarder le trône du roi avec envie. Puis il va à Rambouillet pour la chasse présidentielle ! Mais où était passé Nicolas Sarkozy ? Lui qui veut être partout ne le suivait pas !

Cette espèce de provocation, engagée par Kadhafi mais aussi par Sarkozy, a donné le spectacle désolant d’une France soumise pour des raisons commerciales à des impératifs qui ne sont pas ceux de la diplomatie telle que nous la voulons : une diplomatie d’équilibre, une diplomatie de la paix, une diplomatie de droits de l’Homme. Il faut donc être sévère avec le système personnel de Nicolas Sarkozy parce qu’il abîme la France.

Pouvoir personnel, mais pouvoir irresponsable. Il avait fait des promesses. Il avait dit qu’il relancerait la croissance, qu’il irait même la chercher avec ses dents ! La croissance n’est pas au rendez-vous en cette fin d’année 2007, pas davantage en 2008 et il nous dit que ce sera peut-être en 2009 ! Et, quand on l’interroge sur le pouvoir d’achat, il répond qu’il n’a plus rien, qu’il a tout donné, qu’il fallait passer au mois de juillet !
Il y avait 15 milliards d’euros et il les a donnés au premier venu ! Ah ! mais le premier venu n’était pas n’importe lequel ! C’étaient les plus puissants, les plus riches ! Et voilà que pour tous les autres –et ils sont nombreux- il faudrait maintenant qu’ils se débrouillent tous seuls.

Il leur donne même la leçon : vous voulez de l’argent ! Allez travailler, faites comme moi dit-il et vous serez peut-être récompensés ! Si bien sûr, vous avez un emploi, si cet emploi est à temps plein, s’il existe des jours RTT, si vous pouvez faire des heures supplémentaires, si votre patron vous y autorise.

Madame Lagarde a même fait les comptes ! Si on est salarié d’une PME, que l’on est monoparental, que l’on a une prime à la CUV, qu’on a des jours RTT, que l’on fait des heures supplémentaires, que l’on travaille même « au noir »… Tout cela fait un treizième mois !

Pouvoir injuste : en juillet ont été distribués des chèques, des avantages, des exonérations de cotisations sociales pour plus de 15 milliards d’euros et au 1er janvier va s’appliquer la franchise médicale, la hausse du gaz –on nous dit 6%, ils feront peut-être 4 % et ils nous demanderont de les remercier !-, et l’exonération de la redevance télé. Là ils ont eu un acte généreux. Ce sera prolongé en 2008, uniquement la moitié.

Voilà la politique qui est aujourd’hui appliquée : dure, rude pour la grande majorité de nos concitoyens –souvent les plus modestes ; avantageuse, accommodante, gracieuse à l’égard des plus puissants. C’est ce pouvoir-là, irresponsable, injuste, personnel, qu’il faut mettre en cause à l’occasion de ces élections.

On nous interroge aussi de l’enjeu de ces élections pour le Parti socialiste et pour la gauche. Et avec raison car il n’y aura de redressement possible pour le Parti socialiste que si, dans les urnes, il démontre qu’il est la principale force dans notre pays, qu’il est le premier parti en France. C’est là l’enjeu. Certains voudraient que le Parti socialiste perde du côté du centre, du côté de la gauche –ou de la gauche de la gauche- pour ne plus être ce qu’il est. Le Parti socialiste doit faire la démonstration à l’occasion de ces élections municipales et cantonales qu’il est le passage, l’instrument, l’outil, l’espace qui permet à la gauche de pouvoir porter les aspirations de notre pays. Il n’y a pas d’autre démonstration. Ce ne sont pas les sondages qui indiquent une volonté. C’est à travers les urnes que l’on peut effacer les résultats précédents. Il n’y aura donc de renouvellement, de rénovation, de redressement de la gauche que si nous-mêmes nous en sommes dignes et si les électeurs nous donnent leur confiance. C’est le sens de la stratégie que je vous propose.

Si nous voulons gagner les élections municipales et cantonales, il y a quatre conditions à remplir :

1/- Il faut porter un projet

Nous ne sommes pas là pour recueillir simplement les fruits de la colère, du désenchantement ou de la contestation. Nous sommes là pour donner une espérance réelle, concrète, crédible. Et nous avons à travers le projet municipal que nous avons présenté cinq grands engagements.
Comme nous l’avions fait à l’occasion des élections régionales de 2004, chacun fera sa campagne en fonction des spécificités de nos territoires, mais chacun aura aussi ces cinq engagements à cœur et au cœur.

• La réussite scolaire pour tous : nous n’avons pas à remplacer le service public de l’éducation, nous avons à faire en sorte que l’accompagnement scolaire, le suivi des élèves puissent offrir une chance de plus à chacun de nos enfants.

• Des territoires dynamiques et écologiques : nous sommes, comme élus locaux, confrontés au marché, à l’économie de marché et, quelques fois aux délocalisations ; nous avons donc pourtant à porter des impératifs de croissance, de développement. Et nous aurons à le faire dans nos villes, dans nos départements et avec les régions. Et nous avons aussi à être dans le développement durable. Nous prenons un engagement sur les transports en commun qui devront être, dans toutes les villes, avec l’appui des départements et des régions, une priorité. Nous ferons partout des « Agenda 21 ».

• Le logement : un logement pour chacun ; l’application bien sûr des obligations de la loi ; nous veillerons, dans toute opération immobilière, à ce que les logements sociaux puissent y figurer. Nous ferons en sorte de récupérer du foncier ; nous aiderons partout à l’accession à la propriété.

• La mise en place de nouvelles solidarités : notamment l’économie sociale et solidaire sur laquelle nous agissons déjà beaucoup au niveau des régions et des départements.

• Une sécurité de proximité : elle doit comporter bien sûr le suivi d’une délinquance souvent précoce ; elle doit avoir des réseaux d’alerte, une capacité d’intervention en liaison avec la Police nationale. Mais, il faut faire en sorte de pouvoir prendre notre part à la sécurité, mais avec le souci constant de la prévention et de l’insertion.

Voilà le projet. Il doit nous unir tous. Il doit être lisible, compréhensible, portant un progrès pour chacun.

2/ - Adoption des listes

C’est donc la deuxième condition. Plus de 400 listes, Premier des socialistes, dans les villes de plus de 20 000 habitants.

Nous venons de le faire à l’unanimité. Nous l’avons fait dans le respect de la place des femmes –même s’il y a encore beaucoup à faire, notamment sur les chefs de file. Nous en avons fait, en attendant, bien plus en 2001.

Nous l’avons fait aussi en s’attachant à respecter la diversité. Quand on fait un progrès, quand on franchit une étape, quand on permet au Parti socialiste d’être meilleur qu’il n’a été –et sans doute le meilleur dans la vie politique française- on le dit. On l’affirme, on en est fier. On ne peut pas attirer les citoyens vers nous, si nous ne sommes pas respectueux de nous-mêmes et fiers de nous-mêmes. Nous avons fait un pas sur la question de la diversité et la marche ne s’arrêtera pas. La diversité n’est pas une obligation morale, ce n’est pas parce qu’il faut assurer l’égalité de tous. La diversité est atout, une chance pour gagner. Nous ne voulons pas l’assistance, la charité. Nous faisons ce que nous pensons sans doute être juste, mais aussi efficace.

Il y avait des problèmes ; ils n’étaient pas simples. Alors, nous avons appliqué nos principes : quand il y a eu un vote militant, on respecte le vote militant. Quand il faut faire un effort supplémentaire, on fait un effort supplémentaire. Mais, en même temps, regardons les choses en face : les dirigeants du Parti socialiste sont-ils tous nés dans la circonscription où ils sont élus ? N’ont-ils pas été un jour parachuté dans une circonscription ? Le plus souvent et depuis longtemps. C’est la vie politique qui fait cela.
Il ne faut jamais employer contre un adversaire l’argument « il n’est pas d’ici ». Car, finalement, nous sommes tous de France et les candidats de la diversité, eux, sont précisément d’ici.

Nous faisons donc ce que nous avons à faire avec des principes qui ont toujours été les nôtres : pas de quota, pas de discrimination, mais simplement la citoyenneté pour tous et la présence sur nos listes pour tous.

3/ - Être en cohésion et en cohérence

Si les socialistes, dans les prochains mois, ne comprennent pas qu’ils doivent être à la fois en cohérence sur les propositions, en solidarité par rapport à ce qu’est l’objectif et en fraternité par rapport aux comportements des uns par rapport aux autres, alors nous porterions le fardeau de ne pas avoir été capables de redresser la gauche à l’occasion de ces élections municipales et cantonales.

C’est notre cohésion qui permettra le succès. On ne peut pas demander à être respectés si l’on ne se respecte pas soi-même. C’est à cet effort-là que je vous appelle. Nous aurons nos débats après : congrès, désignation pour d’autres candidatures plus prestigieuses encore… Mais, aujourd’hui, nous avons à assurer le socle, la base, la force du Parti socialiste. C’est la condition pour l’emporter.

4/ - Le rassemblement

Le rassemblement de la gauche bien sûr. Que nous avait-on dit ? Il y aura des primaires partout ; on poursuivrait le PCF parce que l’on voudrait le dépasser partout.

Nous avons à nous maîtriser à tous égards. Le PS doit occuper le plus large espace et, en même temps, il ne gagnera jamais seul. La gauche sera-t-elle toujours dans l’état où on la connaît, avec ses partis différents ? Je ne le crois pas. On franchira des étapes –dont celles des municipales qui seront importantes. On fédèrera, on restructurera tous ensemble pour former, un jour, une famille plus large, plus grande, que celle que nous formons à présent.

Dans l’attente, il nous fallait aussi faire la place à nos partenaires. Nous avons des listes de rassemblement partout au premier tour ; quand nous ne l’avons pas fait au premier tour –je pense à nos amis Verts- nous le ferons au deuxième tour.
Certains nous demandent ce que nous allons faire avec ceux qui ne sont pas encore avec nous. Mais lesquels ? Alors on nous parle du Modem. Je crois que ceux qui n’ont pas compris –il peut y en avoir- que le Modem ne veut pas s’associer avec nous ont besoin donc d’un rappel. A l’élection présidentielle, Ségolène a tout fait pour convaincre François Bayrou d’appeler à voter pour nous au second tour. Il ne l’a pas fait. Lors des élections législatives, certains imaginaient un accord de désistement avec le Modem. Il ne l’a pas demandé. Nous l’aurait-il demandé d’ailleurs que cela n’aurait valu que pour deux circonscriptions en France. Là encore, je n’ai été sollicité pour aucune discussion avec ce parti ! J’ai cru comprendre qu’il apportait son soutien à Alain Juppé ; ce qui pour nous n’est pas forcément facile à comprendre. Et partout, c’est encore avec la droite qu’il se situe.

Je vais donc rappeler les règles qui font le rassemblement tel que nous l’imaginons pour les élections municipales comme pour les prochains scrutins. Pour venir avec nous, il faut accepter trois règles : il faut approuver le contrat que nous présentons dans chaque ville, chaque département, aux Français. Il faut accepter nos alliances, accepter nos alliés : la gauche, toute la gauche. Il faut être dans une opposition à la politique de Nicolas Sarkozy et non à Nicolas Sarkozy en particulier ; nous ne pratiquons pas le rapport personnel. À ces trois conditions, ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus à titre personnel. On nous dit que, à l’extrême gauche, certains voudraient venir avec nous. Je n’ai pas compris cela de la stratégie d’Olivier Besancenot : lui ne veut aucun rapport avec le Parti socialiste. C’est son droit. On nous dit que Lutte ouvrière nous approche ici ou là ; il faudra rappeler donc les trois règles que je viens d’évoquer, sans oublier la solidarité de gestion. Car il ne faut pas simplement être sur nos listes pour y être élu ; il faut approuver notre contrat, nos prochains budgets, nos alliés, la politique à l’égard de la droite. Soyons donc d’abord rassemblés à gauche ; nous verrons ensuite comment nous ouvrir au second tour sur les bases que je viens d’indiquer.

CONCLUSION

Notre journée a été une bonne journée de débats, de clarifications, de compréhension des problèmes que nous avons à affronter, mais aussi journée de mobilisation, de rassemblement, de cohésion.

Je souhaite bonne chance à tous nos candidats. Nous ne sommes pas un Parti qui agrège, qui additionne des localités. Nous ne possédons aucune ville ; nous ne voulons conquérir aucun territoire. Les villes, les territoires, les départements appartiennent aux citoyens et à eux seuls. Nous ne sommes pas là pour imposer un autre système. Nous n’avons pas autant de stratégie que nous avons de villes, de départements. Nous sommes un Parti cohérent, uni, un parti qui est un ensemble, qui pense collectivement. Nous ne sommes pas non plus une addition de personnalités. Nous ne sommes pas simplement portés par la popularité des uns et des autres. Nous sommes, là encore, solidaires des anonymes, de ceux qui se battent dans des territoires où il y a peu d’espoir. Je veux m’adresser aussi à ceux qui partent au combat dans des territoires tout en sachant que ce sera difficile, des territoires que l’on appelle de mission, des territoires où la droite est forte.
Il ne faut pas qu’ils se désespèrent ; il faut qu’ils se sentent portés par un grand mouvement, par une grande force –la nôtre. Il faut que ceux qui ont plus de chance, qui sont dans des territoires où les électeurs de gauche sont plus nombreux, apportent leur soutien aux autres.

Je ne veux pas d’une fracture géographique telle qu’elle est apparue au soir de l’élection présidentielle et même durant les élections législatives. La moitié d’une France qui serait de gauche et l’autre de droite.

Quand on est le Parti socialiste, on n’est pas un parti de bastions, mais un parti d’ambition pour l’ensemble de la Nation.

Soyez un ensemble, travaillez en collectif, faites apparaître l’unité de campagne, la force du Parti socialiste. Je suis convaincu que si nous sommes nous-mêmes, et plus que nous-mêmes, nous aurons derrière nous, avec nous, une majorité de nos concitoyens. Ils s’inquiètent aujourd’hui, ils s’interrogent sur nous-mêmes. Ne les décevez pas.

Soyez ce que vous êtes, et mieux que ce que nous avons été. Soyez des socialistes capables de donner de l’espérance. C’est comme ça que vous serez, peut-être, les meilleurs candidats et, demain, les meilleurs élus.

FRANÇOIS HOLLANDE

Court Forrest !

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