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4 décembre 2005 7 04 /12 /décembre /2005 09:00

La musique adoucit les moeurs. Les députés UMP, pas tous,  mais une grande partie, ne supportent pas que des chanteurs de RAP puissent montrer les faiblesses de notre république.

C'est pourtant un signe positif que des artistes s'expriment même violemment pour dire que quelque chose ne tourne pas rond au royaume de France.

Le morceau de musique que vous propose Sarkophage est un uppercut à la politique menée par Chirac et que le concessionnaire Sarkozy veut reprendre à son compte.

Posez votre casque sur vos feuilles, branchez la sono et si vous n'aimez pas le rap, dites vous que la poésie ne s'occupe pas de forme car elle parle au coeur des hommes. 

 

 

Et pour la vidéo cliquez ici

Comme quoi il y encore des personnes qui ont des choses à dire .. c'est pas comme la star ac :o)

Le texte intégral de la chanson :

Monsieur le Président,
Avec tout le respect que je dois à votre fonction
Je vous demanderais un peu d’attention
Je me présente à vous en tant que citoyen,
Sain de corps et d’esprit, en pleine possession de mes moyens
À l’heure où je vous parle, dans le pays le couvre-feu résonne
Je fais appel à l’article 19 de la déclaration des droits de l’homme
Sans étiquette, je ne jugerai que vos actes
D’avance veuillez recevoir mes excuses les plus plates

Monsieur le Président,
Je vous fais part de ma grande indignation
Face aux événements, comprenez ma position
Je suis français, ai grandi dans les quartiers populaires
Mes grands-parents ont défendu ce pays pendant la guerre
Mes parents eux aussi l’ont reconstruite cette république
Rappelez vous ces ouvriers qu’on a fait venir d’Afrique
Et Leurs enfants ignorés par le droit du sol
Citoyens de seconde zone, de la naissance à l’école
J’accuse trente ans de racisme et d’ignorance
La répression sans prévention en France
J’accuse votre politique, vos méthodes archaïques
La centralisation, la défense unique de la loi du fric
Au lieu de rassembler car tous français,
Vous n’avez fait que diviser, laissant l’ extrême droite avancer.
Monsieur le Président,
Ne le prenez pas comme une offense,
Mais moi aussi je crois en la démocratie de France
Je crois en la république, la vraie
Car c’est le rêve du peuple et des opprimés
Colonisation, chômage, et précarité
Ont engendré violence, inégalités
La Discrimination, à l’embauche, à l’emploi, cela va sans dire
Provoque la fuite des cerveaux, laisse une jeunesse sans avenir
Est-ce un hasard si votre ministre séduit l’extrême droite ?
Ces gens qui auraient livré la France sans jamais combattre
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre, une lettre que vous lirez peut-être
Monsieur le Président, je vous écris une lettre
Dans les rues, la sixième république vient de naître

Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Je me présente à vous, pacifiquement
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Ma lettre au président
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
Peut-être ferez-vous preuve de compréhension
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
La sixième république attend votre démission

Monsieur le Président
Tout ne peut être de votre seul chef
Je le comprends même si je formule mes griefs
Votre gouvernement plonge le pays dans le chaos
Incapable de discernement, incapable de vents nouveaux
Le peuple a besoin de solutions, non de mensonges
« Liberté, égalité, fraternité » n’est pas un songe
Incapables de protéger nos policiers, nos enfants
D’un affrontement qui restera sans précédent
nous sommes l’avenir, en notre cœur le plus beau des rêves
pacifiquement, la sixième république en est la sève
la république a besoin d’un nouveau vent
celui de l’espoir, du cœur, un vent plus tolérent
monsieur le président,
votre ministre instaure la terreur
Et l’histoire dira bientôt que ce fut une erreur
Où est passé cet humanisme qui a fait la grandeur de ce pays ?
Est-il dans la rue ou dans ces treillis ?
le peuple d’en bas ne veut pas d’école en apprentissage
mais plus d’égalité de chance et plus de partage
Monsieur le Président de la peur découle la haine
Les luttes politiques sont loin des valeurs républicaines
La France est un idéal qu’il faut sans cesse bâtir
Dans l’honnêteté, la transparence, l’altruisme et dans l’avenir
Marchons, marchons, vive la France oui,
Mais dans la paix et le respect des différences
Monsieur comment aurait on pu faire mieux il aurait déjà fallu moins attiser le feu
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
La sixième république est en train de naître

Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Je me présente à vous, pacifiquement
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Ma lettre au président
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
Peut-être ferez-vous preuve de compréhension
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
La sixième république attend votre démission

Monsieur le Président
Vous remerciant de votre attention
Veuillez agréer mes sentiments les plus distingués.

Adieu. 

Sarkostique le sarkozy blog officiel satirique

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Ecrit par Le blog Sarkostique contre sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi - dans Sarkosons et Sarkovideos
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commentaires

sylvain 07/01/2006 01:00

C'est vrai que le probleme du rap c'est quand même le sexisme.
Quand à la violence TRUST cité plus haut et bien plus violent et dangereux qu'alibi montana et d'autres : ils en appellent à la révolution violente,pas à des bagarres de quartiers.
La musique Punk passée et actuelles à un discours politique aussi tres interessant.
Alibi montana et d'autres groupes de rap sexistes (et antiraciste : cherchez l'erreur !) ne valent pas mieux que les musique facho des nazi-skins...
c'est quoi qui choque le plus : chienne ou bougnoule ?
Îl n'y a pas un fachisme politiquement correcte et un fachisme intolerable il y a le fachisme.

ernesto 04/01/2006 18:34

Renaud, Hexagone

"Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants."

si vous voulez j'ai encore du brassens : il parle des keuff, la chanson c'est hécatombe. Je reviendrai laisser un petit commentaire a+

hecatombe

" ...En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber
Moi, j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J'exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!..."

Maximeer 03/01/2006 19:24

A part sur mon blog je ne l'ai publié nul part non, fais en ce que t'en veux ! Si un jour tu en a besoin ... je te fais confiance ;-) Du moment que ca sert notre cause lol

sarkophage 08/12/2005 19:13

Pas mal Maximeer !
Tu l'as publié ailleurs ? Vraiment ca dégage loin !
Sarkophage

Maximeer 08/12/2005 18:59

Ce texte me fait penser au "j'accuse" de Zola. j'ai donc repris le texte en modifiant quelques mots, en voici le résultat.

"Lettre à M. Jacques Chirac,
Président de la République,

Monsieur le Président,

Me permettez-vous d'avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches?

A peine êtes-vous des basses calomnies, vous apparaissez "vieux usé et fatigué" au bout de dix longues années à la tête de notre pays, vous qui avez échoué à reconduire votre majorité en 1997, qui avez été réélu faute de mieux en 2002 et qui avez échoué à appliquer votre programme depuis lors. Mais quelle tache de boue sur votre nom - j'allais dire sur votre règne - que cette abominable soulèvement de nos cités ! Un conseil ministeriel a, par ordre, oser décreter l'Etat d'Urgence, soufflet à toute justice. Et c'est fini, la France a sur la joue cette souillure, l'histoire écrira que c'est sous votre présidence qu'un tel crime social a pu être commis.

Puisque vous avez osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre des innocents qui expient là-bas, dans la plus affreuse des tortures, des crimes dont ils ne sont qu'en partie responsables.

Et c'est à vous, monsieur le Président, que je crierai, cette vérité, de toute la force de ma révolte d'honnête homme. A qui donc dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n'est à vous, le premier magistrat du pays?

C'est un crime que de s'être appuyé sur la presse immonde, que de s'être laissé défendre par toute la fripouille de Paris, de sorte que voilà la fripouille qui triomphe insolemment, dans la défaite du droit et de la simple probité. C'est un crime d'avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu'on ourdit soi-même l'impudent complot d'imposer l'erreur, devant le monde entier. C'est un crime d'égarer l'opinion, d'utiliser pour une besogne de mort cette opinion qu'on a pervertie jusqu'à la faire délirer. C'est un crime d'empoisonner les petits et les humbles, d'exaspérer les passions de réaction et d'intolérance, en s'abritant derrière l'odieux racisme, dont la grande France des droits de l'homme mourra, si elle n'en est pas guérie. C'est un crime que d'exploiter le patriotisme pour des oeuvres de haine, et c'est un crime, enfin, que de faire du sabre le dieu moderne, lorsque toute la science humaine est au travail pour l'oeuvre prochaine de vérité et de justice.

Cette vérité, cette justice, que nous avons si passionnément voulues, quelle détresse à les voir ainsi souffletées, plus méconnues et plus obscurcies! Je me doute de l'écroulement qui doit avoir lieu dans l'âme de M. Sarkozy, et je crois bien qu'il finira par éprouver un remords, celui de n'avoir pas agi sagement, en lâchant ses insultes à l'encontre de ces citoyens, pour tout jeter à bas. Il a été le grand honnête homme, l'homme de sa vie loyale, il a cru que la vérité se suffisait à elle-même, surtout lorsqu'elle lui apparaissait éclatante comme le plein jour. A quoi bon tout bouleverser, puisque bientôt le soleil allait luire? Et c'est de cette sérénité confiante dont il est si cruellement puni. De même pour le Premier Ministre, qui, par un sentiment de haute dignité, n'a pas voulu brusquer la population en lui expliquant l'affaire. Ces scrupules l'honorent d'autant plus que, pendant qu'il restait respectueux de la discipline, son ministre d'Etat le faisait couvrir de boue, instruisait lui-même son procès, de la façon la plus inattendue et la plus outrageante. Je dis que ceci est un crime de plus et que ce crime soulèvera la conscience universelle. Décidément, le gouvernement se fait une singulière idée de la de l'autorité de l'Etat.

Telle est donc la simple vérité, monsieur le Président, et elle est effroyable, elle restera pour votre présidence une souillure. Je me doute bien que vous n'avez pas les capacité à résoudre ce problème. Vous n'en avez pas moins un devoir d'homme, auquel vous songerez, et que vous remplirez. Mais j'avoue que vous me désespérez. Je le répète avec une certitude plus véhémente: la vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. C'est d'aujourd'hui seulement que l'affaire commence, puisque aujourd'hui seulement les positions sont nettes: d'une part, votre gouvernement qui ne veut pas que la lumière se fasse et qui souffle sur les braises; de l'autre, les défenseurs de notre République démocratique qui donneront leur vie pour qu'elle soit faite. Je l'ai dit ailleurs, et je le répète ici: quand on enferme la vérité sous terre, elle s'y amasse, elle y prend une force telle d'explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. on verra bien si l'on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres.

Mais cette lettre est longue, monsieur le Président, et il est temps de conclure.

J'accuse le Ministre de l'Interieur d'avoir provoqué, par ses petites phrases populistes et discriminatoires à but électoral, les citoyens de nos cités, et d'avoir déclanché les émeutes.

J'accuse les corps de CRS, et tous ceux qui participent au maintient du prétendu "ordre", de manquements graves dans l'exercice de leurs fonctions. Tant par l'incivilité dont ils ont fait preuvent à l'égard de ces populations que par les violences avec lesquelles ils ont répondu à ces émeutes.

J'accuse le Premier Ministre d'incompétence totale dans le maintient de l'ordre ainsi que pour restaurer la confiance en la politique sans notre pays.

J'accuse la droite, par sa politique de désengagement de l'Etat, d'avoir failli à son devoir d'assurer l'égalité républicaines dans le domaine des services publics, d'avoir, par les privatisations, favorisé cette désertification des services dans ces zones. Par son manque d'engagement, et là je parle des chiffres du budget des trois dernières années, dans les domaines de l'éducation, de la santé et de la solidarité. Enfin, plus que dans tout autre domaine, j'accuse la droite d'avoir négligé le problème du chômage au niveau national en général et particulièrement dans nos cité.

J'accuse le Ministre de la Cohésion sociale, ancien ministre de la Ville, par sa politique de destruction de logements dépourvue de plan de relogement à bas prix, d'avoir voulu refouler les problèmes indésirables là où personne ne les auraient vus.

J'accuse les patrons d'entreprises présentes de se servir des pôles de compétitivité et zones franches en tout genre afin profiter d'une mains d'oeuvre bon marchée, sans donner à cette mains d'oeuvre la moindre perspective d'avenir.

J'accuse le Ministre de l'Egalité des chances de ne pas faire son travail, d'être la caution 'beur' du gouvernement, d'être tantôt un pantin tantôt un perroquet mais jamais un ministre.

J'accuse les différentes majorités nationales, régionales et départementales depuis trentes ans, de tous bord, d'avoir laisser pourrir nos cités et multiplier les problèmes sans intervenir ou pire, en se cachant les problèmes réels d'abord à eux même et ensuite à l'ensemble des citoyens.

J'accuse les médias, qu'ils soient écrits, audios ou télévisés, d'avoir fait leurs choux gras de ces évenements au risque d'en amplifier et déformer l'image et la signification réelle.

J'accuse le parti socialiste qui ne s'est pas occupé du problème quand il était encore résolvable soit par esprit électoral soit par absence totale de solutions pour les résoudre. De même pour tous les partis de gauche comme de droite qui ont eu des ministères durant ces trentes dernières années.

J'accuse l'extrême gauche et l'extrême droite, de même que les extrêmistes religieux et jusqu'au boutistes de tous bords, de se réjouir de la situation, du malheur de la nation et de nos concitoyens dans un but strictement mesquins d'électoralisme. De ne pas proposer de solutions responsables et de refuser toute responsabilité dans l'éclatement de ces troubles qui les arrangent !

J'accuse l'Union Européenne de se désintéresser de ces questions sociales essentielles.

J'accuse les élites intellectuelles de s'être cachées les problèmes de ces cités et d'avoir abandonné leur rôle qui est de nourir les débats, d'informer sur des situations intenables et de favoriser la compréhension des grand évenements qui traversent notre société.

J'accuse les institutions de la cinquième République d'étouffer la représentation de la société française dans toute sa diversité et à toutes les échelles.

J'accuse les français moyens de se foutre éperduement de la situation qui existe dans ces zones du moment tant que celle là ne touche pas leur bienheureuse petite personne. De choisir la solution de facilité, c'est à dire se cacher la réalité jusqu'à ce qu'elle vous saute à la figure et d'accuser ensuite "l'autre", "l'étranger", "l'immigrer" de créer cette situation.

Je vous accuse enfin vous, Monsieur le Président de la République, d'incompétence, de problème de compréhension de la société dans laquelle nous vivons, et de prendre des mesures qui ne sont pas à la hauteur des problèmes que rencontre notre pays et nos concitoyens non seulement dans les cités mais aussi dans le reste du pays, en métropole ou par delà les mers.

Les gens que j'accuse, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n'ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l'acte que j'accomplis ici n'est qu'un moyen légitime pour hâter l'explosion de la vérité et de la justice.

Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme.

J'attends.

Veuillez agréer, monsieur le Président, l'assurance de mon profond respect."

Respectueusement.

Court Forrest !

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